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"Tamponner"
L'Investigateur
Van
Geirt part au Luxembourg. Il n'y va pas les mains
vides. Le journaliste emporte avec lui une
liste de noms. C'est une liste de
"présumés pédophiles" que
Jean-Pierre Van Geirt nous affirme s'être
procuré grâce à un contact,
haut placé, au ministère de la
Jeunesse et des Sports. Sans procéder
à aucune vérification, Van Geirt va
livrer ce document à Jean Nicolas… qui
s'empresse de le mettre en ligne. Une liste de
présumés pédophiles est
publiée. Sans la moindre précaution,
des noms sont jetés en pâture au
public.
Il
faut admettre que "L'Investigateur", ne
s'embarrasse guère de la notion de
présomption d'innocence. Jean Nicolas
s'est même fait une spécialité
de publier des "listes" diverses. Une liste de
"francs-maçons", vous était
envoyée sur support CD-rom moyennant 50
euros, pour celle des "présumés
pédophiles", il vous en coûtait
seulement 30 euros, quant à la liste des
"malfaiteurs natifs de Corse", comprenant 150 noms,
dont un grand nombre de personnes n'ayant pas
encore été jugées ou ayant
même été libérées
au cours d'une procédure policière,
vous pouvez la consulter en ligne: c'est gratuit!
(Voir notre article L'Investigateur:
le Web de la
honte!).
Jean-Pierre
Van Geirt commence à collaborer
régulièrement avec Jean Nicolas.
L'ancien grand reporter de Paris-Match,
alors en mission pour le patron des RG, file des
infos à la publication
caraïbo-luxembourgoise… Jean Nicolas est
ravi. Mais dans le même temps, il se pose
aussi des questions: Qui est Van Geirt, et que
veut-il au juste?
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Jean-Pierre Van Geirt est nommé
redacteur en chef de "L'Investigateur"
"papier" édition française
en septembre 2003.
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Le
journaliste envoyé par Yves Bertrand joue
cartes sur tables. Il explique au directeur de
"L'Investigateur" qu'il a été
envoyé par le patron des RG pour "le
tamponner". Le web luxembourgeois
intéresse beaucoup Monsieur Bertrand. Jean
Nicolas est très touché par tant
d'attention. Les RG l'ont remarqué. Le
patron de "L'Investigateur" se sent soudainement un
personnage important. Il traite avec
l'émissaire d'Yves Bertrand, le grand
patron. En chef d'entreprise avisé, Jean
Nicolas ne perd pas de vue qu'en devenant un
support d'information directemenent "sourcé"
par le patron du service secret de la place
Beauvau, "L'Investigateur" peut en tirer un profit
commercial. En vrai dealer de rumeurs,
"L'Investigateur" n'a pas d'états
d'âme particuliers.
En
fait, "L'Investigateur" ressemblait à un
canal d'informations destinées aux
règlements de comptes internes entre
différents "services" et "officines de
l'ombre". Voilà pourquoi Yves Bertrand
décide d'intervenir, afin d'en
contrôler la ligne éditoriale. A son
seul avantage, il va sans dire.
Journaliste:
quel métier
imprévisible!
Des
articles quasi-quotidiens sur l'actualité
corse s'étaient mis à atterrir sur le
web caraïbo-luxembourgeois. Plus
qu'à des articles, les "papiers"
ressemblaient bien souvent à des rapports de
police sortis tout droit du bureau d'un
fonctionnaire estampillé RG (...)
Lire
la troisième partie: Une
médiation à travers un
mystérieux curé - Un rendez-vous chez
le ministre de
l'Intérieur
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voici le sommaire:
-
Une taupe chez les
RG
- "Tamponner" L'Investigateur
- Journaliste: quel métier
imprévisible!
-
Une médiation à travers un
mystérieux curé
- Un rendez-vous chez le ministre de
l'Intérieur
-
La rencontre de l'hôtel Lutétia
- Déclencher une affaire
d'Etat
-
Le "témoin oculaire": "Le jour de son
arrestation, j'ai vu Yvan Colonna"
- Rumeurs et fonds
secrets
-
De l'argent en échange
d'informations…
- Ça se passe comme ça… au
"cabinet noir"!
Yves
Bertrand a toujours démenti l'existence d'un
quelconque "cabinet noir" dans son service.
L'ancien patron des RG a toujours affirmé de
n'avoir jamais agi sans l'accord de sa
hiérarchie.
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