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exclusif
Guerre de l'ombre au cur de
l'Etat Yvan
Colonna : La traque du berger passe par le
Net Cinquième
partie -
Le "témoin oculaire": "Le jour
de son arrestation, j'ai vu Yvan
Colonna" - Rumeurs et fonds
secrets
Nous
publions des extraits de ce dossier en 6 parties.
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Vidéo:
Jean-Pierre Van Geirt, le rédacteur
en chef de L'Investigateur. Cette
publication a divulgué la rumeur
prétendant qu'Yvan Colonna
s'était livré à la
police.
Voir
la première,
la deuxième
et la troisième
partie du témoignage de Jean-Pierre
Van Geirt, ancien grand reporter à
Paris-Match, qui a
été le rédacteur en
chef de L'Investigateur France.
Le
"témoin oculaire": "Le jour de son
arrestation, j'ai vu Yvan Colonna"
Bien
entendu, dès le 5 juillet,
"L'Investigateur", aussi, a dédié une
série d'articles sur le thème:
Colonna - Une arrestation
préparée?
"Cette
arrestation laisse néanmoins planer le doute
d'une arrestation préparée. L'heure
de l'arrestation, la date (à la fin du
procès et avant le référendum)
permet de penser qu'il y a eu des contacts entre
les autorités et le fugitif". Tiens
tiens "Et c'est tant mieux. On imagine mal
une fin tragique pour Yvan Colonna. De cette
manière, Yvan Colonna ne sera pas un martyr
et ce, grâce à la
persévérance de la police et de
quelques alliés. Les Renseignements
généraux prennent une revanche sur la
police antiterroriste qui l'avait accusé
après la fuite d'Yvan Colonna". Le leitmotiv
est invariable Le 1er août 2003,
"L'Investigateur" prétend même avoir
retrouvé un témoin oculaire, un
berger ami du fugitif, qui "atteste" qu'Yvan
Colonna savait qu'il allait être
interpellé.
La
publication caraïbo-luxembourgeoise nous livre
ce "témoignage", recueilli,
mystérieusement, avec une inflation de
détails. Bien entendu c'est de "l'exclusif",
c'est du vécu:
"Le jour de son arrestation, j'ai vu Yvan Colonna
ici à Olmeto". Et voici le
témoignage. Un récit dont on ne
connaît ni l'auteur, ni le nom du journaliste
qui l'a recueilli:
"On
a un peu discuté de choses et d'autres.
Il m'a dit qu'il pensait qu'il était
surveillé. Je lui ai dit de ne pas
retourner à la bergerie. Et puis
là, tout aussi tranquillement, il m'a
annoncé qu'il retournait à la
bergerie. Je ne lui ai pas demandé plus
de précisions. Mais ça m'a
étonné. Il me semble que quand
vous êtes traqué, vous ne retournez
pas dans un endroit où le danger
guette.
Il y est retourné et le soir il s'est
fait arrêter tranquillement. Je peux aussi
vous dire qu'Yvan avait l'habitude de marcher et
que je plains les policiers qui se seraient mis
à sa poursuite s'il avait
décidé de s'enfuir dans le
maquis.
Mon avis est qu'il en avait assez de fuir, de
toujours fuir. Et que les choses se sont
passées comme lui a voulu qu'elles se
passent".
Le
numéro 10 de "L'Investigateur"
s'emploie toujours à soutenir la
thèse d'une "reddition
négociée". Un
mystérieux réseau corse
confirme l'existence d'un témoin
oculaire, sorti de nulle part, qui
"atteste" qu'Yvan Colonna savait qu'il
allait être interpellé. La
publication caraïbo-luxembourgeoise
nous a livré ce
"témoignage", recueilli,
mystérieusement, avec une inflation
de détails.
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Et
voilà le travail. Le travail d'une
officine spécialisée dans la
fabrication des rumeurs.
Rumeurs
et fonds secrets
Un
travail qui, il faut bien le reconnaître, est
estimé à sa juste valeur dans
certains bureaux de la place Beauvau.
Soudainement,
"Jean Nicolas a été contacté
par un investisseur qui lui a offert la
possibilité de lancer une version papier de
'L'Investigateur' diffusée en France",
nous raconte Jean-Pierre Van Geirt. "A ce
moment-là, j'étais content, car on
m'a proposé de devenir le rédacteur
en chef de ce nouveau titre. Les RG, Yves Bertrand,
était lui aussi content car il aurait pu se
servir de ce nouveau journal. Quant à Jean
Nicolas bien évidemment il
était aux anges!"
Selon
un ancien RG ayant servi sous Yves Bertrand, le
"tamponnage" de "L'Investigateur" s'explique au vu
du contexte de l'époque: "Les relais
habituels dans la presse du patron des RG
étaient devenus frileux, suite au
'lâchage' de certains journalistes poursuivis
pour avoir publié ses informations et,
aussi, à la qualité de ses rapports,
pas tout à fait détendus, avec le
Ministre". Notre interlocuteur prétend que
"ne disposant plus de Minute de
Penciolelli", Yves Bertrand se serait résolu
à "financer sur les fonds secrets deux
lettres confidentielles, dont
'L'Investigateur'."
Notre
interlocuteur ne nous apporte aucune preuve de
ses affirmations.
Une
chose est pourtant sans équivoque: à
la page 117 de son livre*, Yves Bertrand,
lui-même, admet l'existence de "fonds
secrets" à la disposition de son service...
A
suivre...
Yves
Bertrand a toujours démenti l'existence d'un
quelconque "cabinet noir" dans son service.
L'ancien patron des RG a toujours affirmé de
n'avoir jamais agi sans l'accord de sa
hiérarchie.
*
Op. cit.
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