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Guerre de l'ombre au cur de
l'Etat Yvan
Colonna : La traque du berger passe par le
Net Sixième
partie -
De l'argent en échange
d'informations - Ça se passe
comme ça au "cabinet
noir"!
Nous
publions des extraits de ce dossier en 6 parties.
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Le
5 août 2003, Le Monde publie un
article révélant que le fameux
rendez-vous de l'hôtel Lutétia
avait été arrangé par Jean
Nicolas, le directeur de
"L'Investigateur".
Remarquons
que, jusque-là, Jean Nicolas avait
montré une discrétion qui ne lui est
pas coutumière. Le patron du journal qui
"ose tout dire" n'avait pourtant publié
aucune "révélation", ni même un
seul article, concernant cet étrange
rendez-vous de l'hôtel Lutétia. Un
rendez-vous qu'il avait pourtant lui même
arrangé.
A
la suite de la publication de l'article du
Monde, Jean Nicolas s'inquiète. Il
pense avoir été lâché
par ses protecteurs aux RG. Il pense que,
maintenant, on va faire circuler des bruits selon
lesquels lui et son "réseau" corse auraient
empoché de l'argent en échange
d'informations qui auraient pu servir aux RG
pendant la traque du berger. Même le
sulfureux directeur de "L'Investigateur" se montre
préoccupé Et, très,
très agité!
Ça
se passe comme ça au "cabinet
noir"!
Vidéo:
Jean-Pierre Van Geirt, le rédacteur
en chef de L'Investigateur. nous
raconte son déjeuner avec Yves
Bertrand chez Jean Nicolas, le patron de
"L'Investigateur".
Voir
la première,
la deuxième,
la troisième
et la quatrième
partie du témoignage de Jean-Pierre
Van Geirt, ancien grand reporter à
Paris-Match, qui a
été le rédacteur en
chef de L'Investigateur France.
Vidéo:
Jean-Pierre Van Geirt, le rédacteur
en chef de L'Investigateur. nous
explique les "règles du jeu": A la
fin, il n'a plus le droit de "jouer dans
la cour des grands"...
Van
Geirt a une idée pour le calmer. Il lui
propose un rendez-vous avec Yves Bertrand en
personne. Selon Van Geirt, le rendez-vous a eu
lieu au Luxembourg. Un déjeuner auquel il a
lui-même participé. "Yves Bertrand lui
a donné sa version de l'affaire Colonna", se
rappelle Van Geirt - "Bertrand lui a dit: 'Je me
suis fait avoir à un moment donné.
J'étais écarté de l'affaire
qui était dans les mains du ministre, il y a
eu des décisions dont j'étais tenu
à l'écart et le président
aussi'. La version de Bertrand, était que
quelqu'un de son équipe avait vendu
l'information au ministre, qui avait fait
intervenir le RAID", nous explique Jean-Pierre Van
Geirt. On peut se demander de "quelle information"
pourrait-il bien s'agir, vu que Yves Bertrand avait
été tenu à l'écart de
l'existence d'une "balance" qui fournissait des
renseignements à Bernard Squarcini, son
rival dans le service Quant à Jean
Nicolas, il devait avoir été
persuadé que les "services" d'Yves Bertrand
étaient sur une piste sérieuse les
menant à la planque du berger.
Le
directeur de "L'Investigateur" était
sûr que, grâce aussi à la
précieuse collaboration de sa publication,
la police française aurait enfin
arrêté l'homme le plus
recherché du pays. "Face au patron des
RG, Jean Nicolas était aux anges. S'il avait
pu demander trois cartes de visite à
Bertrand, il l'aurait fait", se rappelle encore Van
Geirt.
Il se rappelle aussi de la suite de
l'aventure.
En
Janvier 2004, Yves Bertrand quitte la direction
centrale des RG pour être nommé
à l'inspection générale de
l'administration.
En
mars, "L'Investigateur" papier, édition
française, arrête sa parution
après quelques numéros.
Au
même moment, le "réseau corse" de Jean
Nicolas a, lui aussi, arrêté son
intense collaboration avec la publication
luxembourgeoise. Quant à Van Geirt, il
s'est retrouvé au chômage. Selon ses
dires, aussi bien Jean Nicolas qu'Yves Bertrand
auraient omis de le payer pour ses services.
Néanmoins, ce dernier n'a pas omis de le
citer, page 61 de son livre (Op. cit.). Dans un
paragraphe dédié aux journalistes
indépendants les plus estimés par le
patron des RG, le nom de Jean-Pierre Van Geirt est
incontournable.
"J'ai
servi à ce que je devais, et c'est le jeu",
conclut Van Geirt. L'ancien grand reporter de
Paris-Match est très amer: "On vous
fait croire que vous êtes dans la cour de
grands, que vous pouvez jouer, et puis à un
moment on vous retire. Ça se passe comme
ça".
Eh
oui, ça se passe comme ça
comme dans tous les "cabinets noirs"!
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voici le sommaire:
Yves
Bertrand a toujours démenti l'existence d'un
quelconque "cabinet noir" dans son service.
L'ancien patron des RG a toujours affirmé de
n'avoir jamais agi sans l'accord de sa
hiérarchie.
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