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Albert
Londres pourrait-il être
considéré comme le premier
des délateurs, par le patron du
mensuel
Corsica?
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Hier,
15 septembre 2008, lors de l'émission "le
club de la presse" sur l'antenne corse de Radio
France, il était question du projet du Plan
d'Aménagement et de Développement
Durable de la Corse (PADDUC). Sans que le nom
de notre rédaction n'ait jamais
été cité (c'est une
spécialité de Frequenza Mora), la
discussion entre les journalistes invités, a
porté sur les dernières
révélations d'Amnistia.net. En
effet, nous avons affirmé, preuves à
l'appui, que le
président du Conseil exécutif, le
président de l'Office de l'Environnement et
l'entourage du président de
l'Assemblée de l'île,
bénéficiaient d'avantages
extravagants dans le nouveau projet du Plan
d'aménagement
de la Corse.
C'est
à ce propos que Monsieur Joseph-Guy Poletti,
le patron du mensuel Corsica, est intervenu
dans le débat. Cet illustre journaliste
a affirmé haut et fort que ces
révélations (les nôtres!)
n'étaient rien d'autre que des actes de
délation.
Nous
le répétons. Monsieur Poletti n'a
jamais cité notre rédaction, mais il
se fait que nous sommes les seuls à avoir
publié
un long
dossier
consacré aux avantages qu'offrait le projet
du PADDUC aux familles Polverini, Santini, et
Gazzano, ces derniers étant les propres
cousins du président de l'Assemblée
de l'île. Eh bien, pour Monsieur Poletti la
divulgation de nos informations ne serait rien
d'autre que de la délation. Sympathique,
n'est-pas?
Hier
soir, à 19 heures 15, Monsieur
Jérôme Susini, journaliste à
France Bleu Frequenza Mora nous a
appelés. Il souhaitait justement nous
faire réagir par rapport à ces
propos, qui qualifiaient, sans jamais nous nommer,
nos informations d'acte de délation. Nous
avons accepté sans difficulté de
répondre à ses questions:
"Nous
dénonçons ce qui
communément s'appelle un scandale,
mais si pour Monsieur Poletti, le patron du
mensuel Corsica ceci constitue un acte
de délation, alors nous devons
considérer que pour Monsieur Poletti,
Albert Londres doit être
considéré comme le premier des
délateurs.
Mais alors, nous nous interrogeons sur la
profession de Monsieur Poletti. Quant
à nous, nous sommes des journalistes,
ou, comme on dit dans les romans, des
fouille-merde. Tout simplement, parce que
nous pensons qu'en la mettant en pleine
lumière, ça évite de
marcher dedans. Visiblement, Monsieur Poletti
ne doit pas être d'accord avec ce
principe".
Voilà
ce que nous avons répondu. Nous n'avons pas
eu le temps de finir notre dernière
phrase, que Jérôme Susini,
journaliste à Frequenza Mora nous stoppait
net: "Non, là on ne fait plus rien". Il nous
signifie que notre réponse, tout comme notre
intervention, n'étaient soudainement plus
d'actualité. Visiblement, notre prestation
ne convenait pas au journaliste de Radio France qui
nous opposait la censure comme seul argument. Nous
avons donc indiqué au journaliste de
Frequenza Mora que nous rapporterions cette
singulière attitude à nos lecteurs.
Et là, surprise, Monsieur Susini,
visiblement agacé, nous a accusés de
le menacer. Faisant preuve d'un courage
extraordinaire, le journaliste de Radio France nous
a finalement raccroché au nez. Fermez le
ban, rideau. Censure.
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A
lire aussi:
Monsieur
Ange Santini, président de
l'Exécutif de Corse
dément, mollement, une de
nos informations
sans dire
un mot sur le reste de notre
dossier.
Amnistia.net
maintient tout ce qu'elle a
publié!
Camille
de Rocca Serra, président
de la Collectivité
territoriale, Ange Santini,
président du Conseil
exécutif et
Jérôme Polverini,
président de l'Office de
l'Environnement ont réagi
aux informations publiées
par Amnistia.net
Sans les
démentir!
Plan
d'aménagement de la
Corse:
L'extraordinaire
destin des terrains du
président du Conseil
exécutif, du
président de l'Office de
l'Environnement et du cousin du
président de
l'Assemblée de
l'île.
Une
passionnante histoire de
familles, d'argent et de
béton!
Dossier
exclusif
Tourisme
bling-bling: La bataille de
Bonifacio
Corse:
Petits arrangements pour enterrer
la loi
Corse
- Bonifacio: L'enfant du pays, le
notable de Neuilly et le banquier
suisse
Sarko
en Corse: Argent public et
hôtels de
luxe
Enquête
exclusive
Corse:
la fièvre
immobilière de
l'extrême
sud
Dossier
spécial
Corse:
Un littoral en
béton?
Tout
le Dossier
Corse
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Il
est néanmoins intéressant de
remarquer que dans la conversation qui a
précédé l'interview, le
journaliste Jérôme Susini nous avait
demandé aussi de réagir par rapport
aux innombrables menaces de plainte en diffamation
qui, depuis une bonne semaine, rythment
les
interventions de Monsieur Ange Santini, le
président du Conseil
exécutif.
Monsieur Susini, de France Bleu Frequenza Mora,
prétendait même que Monsieur Santini
avait déposé plainte, aussi, contre
France3 Corse, "coupable" d'avoir diffusé
lors d'un reportage des images du site
Amnistia.net.
Puisque
nous n'avons même pas eu le temps et
l'occasion de nous exprimer sur les antennes de
Frequenza Mora sur ce sujet, nous le faisons ici,
devant nos lecteurs.
Depuis
la parution de notre dossier, Monsieur Camille de
Rocca Serra, le président de
l'Assemblée de l'île a
été le seul des trois responsables de
la Collectivité territoriale à avoir
une attitude cohérente. Le
président de l'Assemblée n'a eu en
effet aucun mal à reconnaître qu'il
avait personnellement appuyé le projet
immobilier et golfique situé sur les terres
de ses cousins...
Situé sur un terrain dont il en est
copropriétaire! Un projet établi sur
un espace autrefois remarquable, que la
municipalité de Porto-Vecchio,
gérée par Camille de Rocca Serra,
avait proposé, avec succès, au
déclassement.
Il
faut bien reconnaître là une certaine
forme de cohérence. Le président
de la Collectivité territoriale, celui
même qui a inventé l'expression de
"désanctuarisation de la Corse", n'a eu
aucun problème à assumer la
déclassification des terres de sa propre
famille. Camille de Rocca Serra assume
Il ne
ment pas. C'est déjà ça.
Mais, qu'en est-il des deux autres responsables
territoriaux ?
Le
président de l'Office de l'Environnement
s'est enfermé, lui, dans la
dénégation la plus
absurde.
Contre toute évidence, il a affirmé
que ses terrains étaient déjà
construits. Donc, le fait que sa
propriété ne soit plus
inconstructible dans le nouveau projet de Plan
d'aménagement ne constituait pas un avantage
personnel. Nous avons publié la photographie
satellitaire de sa propriété, avec le
plan cadastral, en démontrant que seulement
2 parcelles, sur quatre, étaient
bâties. Les deux autres étant vierges
de toute construction. Visiblement, la
reconnaissance de la vérité n'est pas
la première vertu pour le président
de l'Office de l'Environnement.
Et,
Monsieur Ange Santini, le président du
Conseil exécutif?
Ce
dernier tente de démentir nos informations
concernant ses terrains personnels que
lui-même a proposé à la
déclassification, dans l'espace boisé
classé de la pinède de
Calvi.
Et, comment s'y prend-il? En jouant sur
différents documents d'urbanisme. Alors que
nous avons uniquement parlé du projet du
Plan d'aménagement (le PADDUC), le
président de l'exécutif nous parle du
POS (Plan d'occupation des sols) de la ville de
Calvi
un document qui date de plus de vingt
ans et qui n'a jamais été mis aux
normes vis-à-vis de la loi littoral
Et
quand Monsieur Santini ne fait pas
référence au vieux POS, il cite le
futur Plan Local d'Urbanisme
un plan qui
n'existe pas encore.
Mais,
la vraie arme que tente, depuis le début,
d'utiliser le président du Conseil
exécutif est bel et bien celle de
l'intimidation. Sous la forme de la menace de
déclencher une procédure en
diffamation. Pas seulement contre notre
rédaction, mais contre toute personne osant
simplement citer Amnsitia.net
Histoire de tenter de créer le vide
autour de la seule publication qui a osé
s'intéresser a ses propres terrains de
famille.
Nous
signalons donc au président du Conseil
exécutif que notre rédaction,
nullement impressionnée par ses
fulminations, continuera inlassablement à
informer ses lecteurs.
La
suite du dossier:
"Désanctuarisation"
de la Corse: le mystère de la bande
orange
Amnistia.net
a des doutes sur les informations concernant
monsieur Ange Santini, le président du
Conseil
exécutif.
Nous
en faisons part à nos
lecteurs
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