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Commune
de Pianottoli-Caldarellu. Carte extraite
du dossier soumis à enquête
publique. Le tracé du sentier
proposé (en rouge) contourne les
parcelles (en bleu) de
propriété du maire de la
commune et président de l'Office de
l'Environnement de la Corse
(Jérôme Polverini) et d'un
membre de sa famille proche.
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Le
Collectif pour la "loi littoral" en Corse vient de
nous envoyer ce communiqué, que nous
publions volontiers
La
servitude de passage, instaurée par une loi
de 1976 et confirmée par la loi Littoral de
1986, destinée à assurer
exclusivement le passage des piétons le long
du rivage, semble, aujourd'hui en Corse, entrer
dans une phase active. A cet effet, dans
l'extrême sud de notre île, pas moins
de quatre enquêtes publiques viennent de se
dérouler. Elles concernaient des communes
voisines: Monaccia, Pianottoli-Caldarellu, Figari,
Bonifaziu.
Pour
l'avoir sans cesse réclamée, le
Collectif pour la loi Littoral en Corse se
réjouit de cette avancée.
Il
faut savoir que les propriétés
riveraines du domaine public maritime (DPM) sont
grevées sur une bande de trois mètres
de large à compter de la limite haute du
DPM. Une seule exception est prévue par la
loi: "cette servitude longitudinale ne peut grever
des terrains situés à moins de 15
mètres de bâtiments à usage
d'habitation édifiés avant le premier
janvier 1976". Toutefois, cette distance de quinze
mètres peut être réduite dans
certains cas s'il n'y a pas de véritable
gêne pour les riverains, ou si la
configuration des lieux le
réclame.
Si,
dans son ensemble, le tracé respecte la
lettre et l'esprit de la loi, il n'en a pas
été de même pour quelques
propriétés riveraines du rivage de la
mer.
Un
exemple scandaleux de non application de la loi
se situe sur la commune de Pianottoli-Caldarellu,
à l'est de la Punta di Capineru, au lieu-dit
"Scogliu Rossu".
A
cet endroit, alors que la configuration des lieux
permettait au "sentier littoral" de passer en
bordure du rivage (aucun obstacle ni juridique ni
géographique n'y fait opposition), le
tracé du sentier proposé a
été détourné sur
l'arrière, très loin du rivage. Il
s'avère que, juste à cet endroit, une
des propriétés
épargnées par le tracé
appartient au premier magistrat de la commune
(1) et l'autre propriété
à un membre de sa famille proche. Est-ce le
hasard? Ou bien une faveur faite par
l'autorité administrative compétente,
au président de l'office de l'environnement?
A savoir!
En
tout état de cause, ce transfert du sentier
n'est pas sans conséquence, car il prive le
promeneur de la découverte de la
moitié de la presqu'île de Capineru,
qui est un fabuleux site naturel. Le Collectif
pour la loi Littoral en Corse dénonce avec
la plus grande vigueur cette attitude mesquine et
sollicite du plus haut représentant de
l'Etat en Corse que soit rétabli, à
cet endroit, en bordure du domaine public maritime,
le "sentier littoral". Car force doit rester
à la loi.
(1)
Jérôme Polverini, qui est aussi le
président de l'Office de l'Environnement de
la Corse, établissement public
dépendant de la Collectivité
Territoriale de Corse, NDLR.
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