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Le Journal du Dimanche, 09.11.2003. Depuis
plusieurs mois, la presse suit pas
à pas les rebondissements de
l'affaire Pieri. Au fil des semaines, les
témoignages qui accablent le chef
nationaliste s'accumulent.
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Dans
la nuit du jeudi 13 au vendredi 14 novembre 2003,
lors d'une conférence de presse, le
FLNC-Union des Combattants annonce qu'il suspend
ses actions militaires "sans condition de temps ni
de lieu", afin d'aider à l'union
électorale des nationalistes. En
s'engageant à arrêter les attentats et
à oeuvrer pour une liste d'union, outil
essentiel pour dégager une majorité
"évolutionniste" à l'Assemblée
territoriale, le FLNC pensait-il avoir donné
assez de gages au pouvoir afin que celui-ci
accepte, de son côté, un
cessez-le-feu, en arrêtant sa machine
répressive? Il faut croire que oui. Sauf
que... Sarko, ne semble pas être du
même avis. Pour le ministre de l'Interieur,
les choses sont déjà allées
trop loin. Il n'a plus aucune confiance dans la
direction du FLNC dont il soupçonne Charles
Pieri d'être l'homme fort. S'il veut bien
poursuivre les discussions avec les nationalistes,
- il en a besoin car sans leur appui aucune
majorité ayant soutenu le
"référendum ministériel" ne
pourra se dégager à
l'Assemblée territoriale -, Sarkozy a
décidé de sélectionner
lui-même ses interlocuteurs
(...)
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