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Une claque pour Sarkozy: la Corse dit NON à la réforme ultralibérale

Tout le Dossier Corse


Par Enrico Porsia

Lundi 7 juillet 2003



Pour en savoir plus:

Le Gouvernement et le référendum corse: panique à bord!

Sarkozy, la Corse et le fric

Le dossier explosif qui pourrait faire sauter Sarkozy

Nouveau statut: "Je suis contre!" Dominique Bucchini, élu PCF à l'Assemblée territoriale - interview

Corse, nouveau statut: les promoteurs immobiliers piaffent d'impatience

Tout le Dossier Corse

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C'
est une gifle. Une gifle cinglante qui frappe le Gouvernement en plein visage. La Corse a dit non. Elle a dit non, tout d'abord, à la colossale machine mise en place par l'Union présidentielle. Elle a dit non à la droite ultralibérale qui gouverne à Paris, et qui avait imaginé de faire de l'île de Beauté le laboratoire idéal afin de précipiter la République, tout entière, dans une nouvelle ère. Une ère où le territoire serait voué à une privatisation forcée au nom de la normalisation dictée par les raisons de l'Europe marchande. Celle de Maastricht.
La Corse a dit non. Elle a dit non à l'arrogance du ministre de l'Intérieur. Nicolas Sarkozy
(voir ausi notre article Le dossier explosif qui pourrait faire sauter Sarkozy), tel un bulldozer, a essayé d'utiliser toutes les armes possibles et imaginables afin d'arracher à l'île de Beauté une caution en faveur de la nouvelle réforme ultralibérale. Non seulement le premier flic de France s'est rendu 8 fois sur l'île en 14 mois, mais, en plus, il a utilisé chaque voyage pour agiter le drapeau du chantage, sans même le maquiller, afin que les citoyens de l'île votent selon ses souhaits.
Le chantage de l'argent, tout d'abord, qui a été utilisé comme une arme par tous les envoyés du gouvernement Raffarin. Le message, indécent, qui a été martelé à longueur de déplacements des émissaires gouvernementaux, Sarkozy en tête, suggérant aux électeurs que les promesses d'aides économiques, qui devraient faire atterrir sur l'île la coquette somme de 2 milliards d'euros, étaient soumises à une condition
(voir aussi notre article Sarkozy, la Corse et le fric). Il fallait qu'ils votent "oui".
Fière, l'île de Beauté, n'a pas accepté de se faire acheter. Ella a repoussé, dans un élan citoyen, l'offre de corruption. Car la Corse tient à son histoire, à sa dignité. Elle a dit qu'elle n'était pas une courtisane, prête à se vendre. Et même quand on lui propose une passe à 2 milliards d'euros, la Corse dit non.

Depuis une semaine, le Gouvernement savait, comme nous le révélions dans notre édition du 2 juillet, que les pronostics de ses propres Renseignements généraux le donnaient perdant. Le "non", estimaient des fonctionnaires de la police politique française, allait l'emporter. A la place Beauvau la panique devint la principale conseillère. Il fallait renverser la tendance. A tout prix.
Le prix de la délation, ce n'est pas une nouveauté, ne pose aucun problème quand le cynisme des hommes au pouvoir exige des résultats. La tête d'Yvan Colonna, ce n'est pas une nouveauté non plus, cela fait belle lurette qu'elle est mise à prix
(...)

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