Nous publions ce dossier en six parties. L'intégralité du dossier PDF est déjà disponible dans l'espace abonnés et au moyen du service AlloPass Le 7 juin 2007, dans la ligne de la décision du Conseil d'Etat qui a débouté Corsica Ferries (la compagnie maritime au nom inexact et qui ne dispose que de deux petits bateaux), la Collectivité territoriale de Corse (CTC) a donc officiellement attribué à l'alliance SNCM/CMN (Compagnie Méridionale de Navigation) la délégation de service public pour la desserte maritime de la Corse, jusqu'en décembre 2013. Une alliance, celle de la SNCM et de la CMN, est plutôt surprenante. En effet, une bataille juridique, qui est toujours en cours, oppose encore les deux "alliés". Comment ne pas se rappeler que, pas plus tard que l'été dernier, la CMN avait proposé aux élus corses une offre qui avait la particularité d'exclure la SNCM. Il s'agissait en effet d'une "offre groupée non solidaire". Une offre qui était proposée avec Corsica Ferries France, la petite société disposant uniquement de deux NGV, et qui est coiffée par l'insaisissable holding suisse Lozali SA. Posons-nous la question: la guerre navale est-elle vraiment finie? La SNCM, pilotée désormais par Veolia, est-elle hors de danger? Une torpille fatale ne la menace-t-elle pas ? Ce n'est pas si sûr: Premièrement, quelle va être la décision de la Commission européenne? Bruxelles va-t-il donner son feu vert à la recapitalisation de l'ex-compagnie publique?(...) A
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Deux petits navires pour un marché à 100
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