Contrairement aux informations qui ont été publiées par de nombreux confrères, ce bateau n'est pas la propriété de la compagnie Corsica Ferries. Et pour cause: comme Amnistia.net l'a maintes fois souligné, il n'existe aucune société ayant la dénomination exacte "Corsica Ferries". Seule, une petite compagnie, spécialisée dans l'affrètement des navires, qui s'appelle très précisément Corsica Ferries France SAS (Société par actions simplifiée), apparaît en effet dans le registre de commerce français (voir notre édition du 6 septembre 2006). Or, le NGV Sardinia Express n'est absolument pas la propriété de l'affréteur, Corsica Ferries France SAS, dont le siège est à Bastia. Le Sardinia Express est armé par la société italienne Forship SPA, dont le siège est à Gênes. Ce navire est immatriculé auprès du RINA, le Registre italien naval, sous le numéro 73394, au nom de Forship SPA, il bat pavillon italien et son port d'attache est Olbia, en Sardaigne, sous le numéro 160. Le Sardinia Express est de propriété de la société Medinvest SPA, qui est à son tour contrôlée par le holding suisse Lozali SA, comme nous l'a affirmé (voir notre édition du 17 mars 2006 ) Monsieur Pierre Mattei, directeur général de Corsica Ferries France SAS. (*) Il est vrai que Corsica Ferries France SAS, tout comme Forship SPA et Medinvest SPA font partie de la galaxie de sociétés communément appelées Corsica Ferries. Cette dernière, nous le soulignons encore, est juridiquement inexistante. Corsica Ferries, n'est qu'un simple nom commercial qui cache une architecture très complexe. Très complexe et bien opaque. En effet, la société holding mère du groupe, s'appelle Lozali SA, est basée en Suisse, et ne publie pas ses comptes (voir aussi notre édition du 26 juin 2007, "Les comptes de Corsica Ferries"...). Si le Sardinia Express avait sombré, avec 229 personnes à bord, qui aurait été juridiquement responsable? Rappelons-nous
le cas de l'Erika. Lors du procès
(actuellement en délibéré) pour
dédommager les victimes de la pollution
provoquée par le bateau poubelle, qui lui aussi
avait été enregistré en Italie sur le
registre du RINA, l'affréteur, l'armateur et le
propriétaire se sont renvoyés
allégrement la responsabilité. En rendant bien
difficile le travail de la justice
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