Nous publions des extraits de cet article en quatre parties. L'intégralité de l'article est déjà disponible dans l'espace abonnés et au moyen du service AlloPass (1,50 euros par SMS). Evacuer le Sardinia Express! "Nous
étions sur le pont. Il faisait froid à cause
du vent. Petit à petit, la fumée a
commencé à diminuer. Vers quatre heures du
matin, un bateau de la même compagnie, le Mega
Express III, nous a rejoints. Dans un premier temps,
certains membres de l'équipage nous ont dit qu'il
fallait évacuer le Sardinia Express et
embarquer sur l'autre navire. Le travail des équipes de secours n'a pas été simple. Une fois que l'incendie a été confiné dans la salle machines et que, les portes étanches avaient été fermées (enfin!), les pompiers n'étaient pas en mesure de s'assurer que le dispositif de sécurité à base de C02 avait correctement fonctionné. En effet, la caméra de surveillance de la salle des machines avait été endommagée par le feu. Les pompiers suivaient donc l'évolution de l'incendie au seul moyen de leur caméra thermique. Laquelle, indiquait une très forte présence de chaleur. C'est uniquement en début de soirée, après l'arrivée du bateau à Bastia, que les premières équipes de secours accompagnées par des enquêteurs ont pu pénétrer à l'intérieur de la salle des machines. "Il est inadmissible qu'on puisse voyager dans des conditions de sécurité aussi précaires!" "Je sais que nous avons eu de la chance. Avant de quitter le bateau, un membre de l'équipage m'a dit, 'tu sais, j'ai eu très peur mois aussi, je pensais à mon enfant' " se rappelle encore Alessandro. "Il est inadmissible qu'en 2007, en Europe, on puisse voyager dans des conditions de sécurité aussi précaires. Nous étions, par mauvais temps, sur un bateau en flammes, qui avait déjà un moteur en panne et uniquement 12 hommes d'équipage pour faire face à la situation!" Une situation décidément paradoxale, à laquelle nous pouvons ajouter la structure juridique bien particulière du Sardinia Express. Le navire est armé par Forship SPA, filiale de Lota Maritime, qui est à son tour contrôlée par le holding suisse Lozali SA. Corsica
Ferries France SAS, société
spécialisée dans l'affrètement de
navires, est elle aussi contrôlée par Lota
Maritime. Qui aurait été le responsable face à une catastrophe, heureusement évitée de justesse? Et qu'en est-il du reste de la flotte? Nous
publions des extraits de cet article en quatre parties.
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Il est formellement interdit de naviguer avec un seul
propulseur orientable |
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