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Dossier exclusif Corse: Guerre maritime pour la conquête de l'île
Première partie
Un gouffre financier?


Par Enrico Porsia

Lundi 13 février 2006


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A lire et voir sur le site de FR3 Corse l'émission "Cuntrastu":
Transports maritimes: La dernière ligne droite
Chronique d'une mort programmée

A lire aussi:
Exclusif Document: La "torpille" envoyée contre la SNCM par la CMN

Conflit d'intérêts à l'Office des Transports de la Corse?

Tout le Dossier Corse



Vingt-cinq adhérents au syndicat nationaliste STC n'ont pas hésité à saisir les prud'hommes pour faire reconnaître qu'ils n'ont effectué que trois jours de grève sur presque un mois de conflit social en septembre-octobre 2005. Le 10 janvier 2006, le conseil de prud'hommes de Bastia leur a donné satisfaction.

"Si avec un seul gréviste nous arrivons à bloquer un bateau et à faire supporter à la direction la masse salariale au même temps, cela ne nous gêne pas!" nous a déclaré Alain Mosconi, le délégué syndical du STC.

Selon nos informations, lors du détournement du ferry Pascal Paoli, aucun gréviste ne se trouvait à bord.


.


En 2003, la SNCM affichait 15 million d'euros de bénéfices, et ceci avant d'avoir reçu la totalité de la recapitalisation.


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T
out au long des mois de septembre et d'octobre 2005, la SNCM occupait la une de l'actualité française.
Le gouvernement de Villepin avait, on s'en souvient, décidé de privatiser la Société Nationale Corse Méditerranée.

Les syndicats avaient répondu par un appel à la grève. Une grève qui, pour un observateur attentif, s'est déroulée de manière étrange. En effet, et nous ne craignons pas de l'affirmer, une grande partie des adhérents du syndicat nationaliste STC (Syndicat des Travailleurs Corses) ne s'est jointe au mouvement… que bien timidement.
Sur presque un mois de conflit social, ils ont réussi l'exploit de ne déclarer qu'un maximum de trois jours de grève! Extraordinaire? Pas pour Alain Mosconi, le responsable syndical du STC, qui, nous le verrons plus loin, a tenu à nous expliquer son point de vue.

Depuis l'occupation du port de Marseille jusqu'au détournement du ferry Pascal Paoli nous avons donc assisté, en direct, à un long feuilleton.

Les rebondissements, les coups de théâtre, lui ont donné des apparences bien trompeuses. Il est donc nécessaire d'y regarder de plus près.

Un gouffre financier?

Pour tout un chacun, la SNCM avait accumulé des pertes exorbitantes... c'était d'évidence un véritable gouffre financier! Mais sur quoi repose ce dogme jugé comme incontestable et largement propagé par voie de presse?

Il suffit d'aller y voir de plus près, de vérifier l'information, de recouper les documents, pour s'apercevoir que le prétendu gouffre ne s'avère pas être si abyssal que ça. Nous pouvons même affirmer qu'en 2003, la SNCM présentait des comptes équilibrés. Mieux encore, la compagnie publique affichait 15 millions d'euros de bénéfices. Ce qui n'était pas le cas de son principal concurrent…

Rappelons que, créée en 1976, la SNCM n'a été recapitalisée qu'une seule fois en juillet 2003. Mais, l'injection financière correspondant à la recapitalisation n'a débuté que, très lentement, à partir de la fin de cette même année. L'Etat n'étant pas pressé de sortir les crédits pour soutenir la compagnie publique.
Toujours en 2003 (avant d'avoir reçu la totalité de la recapitalisation), la compagnie publique avait même pu rembourser 22,5 millions d'euros qu'elle avait perçus, l'année précédente, sous forme d'aide.

Que s'est-il passé? Pourquoi la SNCM s'est-t-elle, subitement, retrouvée en position de naufragée? Ne serait-ce pas parce que quelqu'un a voulu la couler?
Le Gouvernement veut-il liquider pour la première fois une entreprise publique?

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L'intégralité de notre dossier exclusif: "Guerre maritime pour la conquête de l'île" est disponible
Première partie: Qui veut couler la SNCM?
Deuxième partie: Transformer l'argent public en béton!
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Première partie: Qui veut couler la SNCM?

- SNCM: Un gouffre financier?
-
Corsica Ferries: Une galaxie de sociétés
-
Une privatisation opaque
-
1.500 licenciements?
-
Subventions publiques: L'exception corse
-
Trois compagnies maritimes
-
Service public... mais compagnie privée
-
Les amis corses de la compagnie privée
-
Les grévistes atypiques du STC
-
Pascal Paoli: Détournement d'un navire ou détournement d'attention?
-
Tourship Group: "Des pertes égales aux trois quarts du capital social"
-
Corsica Ferries: Création d'une commission d'enquête parlementaire?
-
Interrogations sur la partie maritime des résultats
-
Une banque suisse
-
Les précisions du directeur général de Corsica Ferries
-
Une transparence impénétrable
-
Transports et tout-tourisme

Deuxième partie: Transformer l'argent public en béton!

- Voici le plan
-
Une page est tournée
-
Y a-t-il eu, oui ou non, conflit d'intérêts?
-
"Nous militons pour un système souple"
-
Des low-cost comme des leurres
-
Désanctuariser l'île...
-
Le nouveau préfet des Hauts-de-Seine
-
Investir l'argent public à fonds perdu dans les hôtels
-
Une compagnie aérienne privée
-
Le mouvement nationaliste a réagi...
-
Le point de vue d'Alain Mosconi, délégué du Syndicat des Travailleurs Corses
-
Continuité territoriale et système colonial
- Une importante documentation reproduite sur 17 pages

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