Une privatisation opaque La privatisation de la SNCM a été annoncée dans des conditions très opaques: aucun appel d'offre n'a été lancé. Le Gouvernement a choisi le fonds d'investissement Butler Capital Partners après une simple prospection bancaire organisée par la banque HSBC. Etrange choix... quand on sait qu'un fonds d'investissement a pour vocation de racheter et revendre des sociétés, à la manière d'un marchand de biens, empochant les bénéfices au passage. Il est donc pertinent de se poser une question: le véritable objectif de la décision gouvernementale n'a-t-il pas été de faire intervenir le fonds d'investissement pour liquider purement et simplement la compagnie publique? La SNCM, malgré son déficit de 32 millions d'euros, possède des actifs non négligeables, dont une flotte de 10 navires estimée à 450 millions d'euros. La compagnie détient aussi 69% du capital de la Compagnie Méridionale de Navigation (...) 1.500 licenciements? Pendant la grève de l'automne 2005, un autre plan a été imposé par le Premier ministre. Le groupe Veolia (ex-Vivendi), bien implanté dans le domaine des transports, devrait rentrer à hauteur de 28% dans le capital de la "nouvelle SNCM", tandis que Butler détiendrait 38% du capital. L'Etat ne garderait que 25% des parts, et les salariés 9%. Les repreneurs garantissent le fait de ne procéder à aucun licenciement sec. Le plan de restructuration prévoit la suppression de 400 postes de travail, ce qui équivaut à environ 700 suppressions d'emplois (...) Ce dossier- format PDF - est payant Première partie: Qui veut couler la SNCM? -
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Un gouffre financier? Deuxième partie: Transformer l'argent public en béton! -
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