©www.amnistia.net

 

Dossier exclusif Corse: Guerre maritime pour la conquête de l'île
Onzième partie
Les précisions du directeur général de Corsica Ferries - Une transparence impénétrable


Par Enrico Porsia

Vendredi 17 mars 2006


Précédent

Téléchargez l'intégralité du dossier

Suivant




Les sociétés SIME I, II, III et la société Medinvest SPA, qui détiennent 8 navires, ne sont pas consolidées dans le bilan de Lota Maritime.

Nous posons la question suivante au directeur général de Corsica Ferries France: "Selon la réglementation en vigueur, vous êtes obligés de consolider toute société contrôlée, même simplement 'en substance', par votre groupe. Pourquoi ne l'avez-vous pas fait?"
Réponse: "Lota Maritime ne doit pas consolider ces sociétés, puisqu'elle n'en a pas le contrôle".
Et qui les contrôle donc?
Réponse: Lozali SA.
Le holding de tête du groupe.


Ce dossier est payant
41 pages PDF à télécharger

Téléchargement immédiat au moyen du service téléphonique Allopass.

Les faits, les témoignages, les audits financiers, une riche documentation inédite

Voir le sommaire


Nos abonnés peuvent télécharger le dossier en cliquant ici

Le rapport financier du cabinet Alpha Secafi sur les comptes de Lota Maritime et de Tourship Group SA:
Un document inédit de 41 pages à télécharger dans l'espace abonnés

A lire et voir sur le site de FR3 Corse l'émission "Cuntrastu":
Transports maritimes: La dernière ligne droite
Chronique d'une mort programmée

A lire aussi:
Exclusif Document: La "torpille" envoyée contre la SNCM par la CMN

Conflit d'intérêts à l'Office des Transports de la Corse?

Tout le Dossier Corse

.


Les précisions du directeur général de Corsica Ferries

"Nos finances sont saines", affirme pourtant Pierre Mattei, le directeur général de Corsica Ferries.
Doit-on le croire sur parole?

En novembre 2000, il avait déjà affirmé, sur FR3 Corse, que les intérêts de Corsica Ferries n'étaient pas "liés directement à Tourship Group". Etrange argumentaire, quant ont sait que jusqu'en 1998 Tourship Group contrôlait Corsica Ferries France, via la société tampon EGM SA. Pierre Mattei affirme aussi que les rapports financiers rédigés par le cabinet Alpha Secafi ne sont pas crédibles, car ils ont été commandés par le comité d'entreprise de la SNCM. Corsica Ferries s'est pourtant abstenue de porter plainte.

Mais tout cela appartient au passé... De nos jours, si l'on se fie à ce que nous a déclaré le directeur général de Corsica Ferries, le groupe se porterait comme un charme. "Nous gagnons de l'argent", nous affirme, avec une grande assurance, Pierre Mattei. La preuve? "Tenez, je vous envoie les comptes consolidés de Lota Maritime (le holding 'intermédiaire' du groupe, NDLR)".

"Peut-on aussi avoir quelques éléments concernant Lozali, le holding de tête?", demandons-nous.

-- "Lozali ne publie pas ses comptes. Les actionnaires de cette société ne souhaitent pas communiquer sur leurs activités, seul le groupe opérationnel dans la partie maritime publie ses comptes. Et notre activité dans ce secteur est rentable. Le holding Lozali s'occupe aussi d'autres activités, qui n'ont rien à voir avec le maritime", nous explique Pierre Mattei.

-- "Mais, si votre question est de savoir si nous gagnons ou nous perdons de l'argent avec nos activités maritimes, ma réponse est claire: c'est oui", souligne encore le directeur général.

-- "Donc, votre groupe est en actif?"

-- "Certainement".

-- "Et Lozali, votre holding de tête, est-il en actif?" demandons nous encore.

-- "Je ne vous ai pas répondu sur Lozali, je vous ai répondu uniquement sur les sociétés qui participent au groupe Lota Maritime".

Etant donné que Lota Maritime est "coiffé" (comme il est clairement indiqué dans une brochure publiée par Corsica Ferries) par le holding suisse Lozali SA, nous nous permettons d'insister.

-- "N'employez-vous pas une subtilité dialectique, Monsieur Mattei?"

-- "No comment…" est la réponse du directeur général, "Mais si vous vous donnez la peine de regarder les comptes de nos activités maritimes, vous verrez qu'ils sont clairs", nous affirme-t-il, "tout est écrit noir sur blanc et je ne vois pas en quoi les comptes de Lozali pourraient être utiles pour juger de la rentabilité de Lota Maritime et de Corsica Ferries. Comme vous pouvez le remarquer, nous jouons la carte de la transparence: je vous envoie notre bilan. Et vous verrez que, en faisant la somme des résultats de toutes les sociétés qui y apparaissent, nous sommes largement bénéficiaires".

Une transparence impénétrable

La lecture des comptes consolidés de Lota Maritime est pleine d'enseignements.

Et aussi de surprises... Ainsi, le bilan "consolidé" ne l'est pas totalement. Deux navires, seulement, apparaissent dans le périmètre de consolidation du groupe Lota Maritime. Les sociétés SIME I, II, III et la société Medinvest SPA, qui détiennent 8 navires, ne sont pas consolidées dans le bilan, et pourtant elles sont annexées aux comptes qui nous ont été envoyés par Pierre Mattei. Pourquoi?

Nous posons la question suivante au directeur général: "Selon la réglementation en vigueur, vous êtes obligés de consolider toute société contrôlée, même simplement 'en substance', par votre groupe. Pourquoi ne l'avez-vous pas fait?"

-- Réponse: "Lota Maritime ne doit pas consolider ces sociétés, puisqu'elle n'en a pas le contrôle".

-- Et qui les contrôle donc?

-- Réponse: Lozali SA, le holding de tête du groupe.

CQFD!

En effet, comment est-il possible évaluer les comptes du groupe dans sa globalité, sans connaître la position du holding Lozali qui "coiffe" Lota Maritime et Corsica Ferries, et qui contrôle la majorité des sociétés détenant les navires?

Lozali est solidement barricadé, à l'abri des Alpes suisses. Le holding n'estime pas nécessaire de publier ses comptes et n'autorise même pas Pierre Mattei à communiquer sur ses activités.

Pierre Mattei, qui occupe aussi la fonction d'administrateur de Lozali SA, nous parlait de "transparence". Nous avons beau la chercher. Elle nous paraît aussi impénétrable que la porte d'un coffre blindé.

Ce dossier- format PDF - est payant

L'intégralité de notre dossier exclusif: "Guerre maritime pour la conquête de l'île" est disponible
Première partie: Qui veut couler la SNCM?
Deuxième partie: Transformer l'argent public en béton!
34 pages PDF à télécharger. Voici le sommaire

Première partie: Qui veut couler la SNCM?

- SNCM: Un gouffre financier?
-
Corsica Ferries: Une galaxie de sociétés
-
Une privatisation opaque
-
1.500 licenciements?
-
Subventions publiques: L'exception corse
-
Trois compagnies maritimes
-
Service public... mais compagnie privée
-
Les amis corses de la compagnie privée
-
Les grévistes atypiques du STC
-
Pascal Paoli: Détournement d'un navire ou détournement d'attention?
-
Tourship Group: "Des pertes égales aux trois quarts du capital social"
-
Corsica Ferries: Création d'une commission d'enquête parlementaire?
-
Interrogations sur la partie maritime des résultats
-
Une banque suisse
-
Les précisions du directeur général de Corsica Ferries
-
Une transparence impénétrable
-
Transports et tout-tourisme

Deuxième partie: Transformer l'argent public en béton!

- Voici le plan
-
Une page est tournée
-
Y a-t-il eu, oui ou non, conflit d'intérêts?
-
"Nous militons pour un système souple"
-
Des low-cost comme des leurres
-
Désanctuariser l'île...
-
Le nouveau préfet des Hauts-de-Seine
-
Investir l'argent public à fonds perdu dans les hôtels
-
Une compagnie aérienne privée
-
Le mouvement nationaliste a réagi...
-
Le point de vue d'Alain Mosconi, délégué du Syndicat des Travailleurs Corses
-
Continuité territoriale et système colonial
- Une importante documentation reproduite sur 17 pages

Nos abonnés peuvent télécharger le dossier en cliquant ici.
Abonnez-vous au site Amnistia.net: accès direct à tous les articles et dossiers exclusifs
et recevez, chaque mois, notre journal Les Enquêtes interdites (format PDF).
Abonnements: 4 euros 15 jours | 18 euros 3 mois | 50 euros 1 an


©www.amnistia.net
journal illustré
Tous droits de reproduction et représentation réservés
contact: redaction@amnistia.net

Rédaction: contact

Haut de page
La Une



Abonnez-vous à Amnistia.net
.