Transports et tout-tourisme A la fin du mois de mars 2006, la Collectivité territoriale de Corse fera connaître le contenu du cahier des charges du nouvel appel d'offre concernant les transports maritimes. C'est l'Office du transport de la Corse qui est en charge de la constitution du dossier. Corsica Ferries s'emploie depuis plusieurs années à une intense campagne de lobbying, afin que les élus de l'assemblée de l'île modifient les règles qui définissent la délégation de service public de continuité territoriale. Cette compagnie privée, "coiffée" par le holding suisse Lozali, souhaiterait que seul le service dit "de base" soit compris dans l'appel d'offre. Ce service comprend uniquement les cargos mixtes (fret et passagers) au départ de Marseille. Pour les ferries qui transportent uniquement des passagers, Corsica Ferries préconise que le service soit subventionné, pour tout le monde, uniquement à travers le système des "passagers sociaux". Si les élus corses devaient se plier aux exigences de Corsica Ferries, il en découlerait que la Corse aurait des liaisons maritimes moins performantes. Une autre conséquence, en l'état actuel des choses, consisterait dans la mise à la casse de la SNCM. Comme nous l'avons précisé précédemment, le groupe Veolia, qui devrait être le porteur du projet industriel de la compagnie maritime, a tenu à spécifier que son engagement est soumis au maintien en l'état des actuelles conditions du contrat de service public du transport maritime. Corsica
Ferries est aussi présente dans le secteur
touristique "A
Sagone, les attentats cessèrent contre
l'hôtel Le Grand Bleu - dont deux directeurs
avaient été menacés dans le
maquis puis rapatriés sur le continent
-quand Nouvelles Frontières racheta
l'établissement, à la fin des
années 90", c'est ce qu'on peut lire dans un
article paru dans Le Point le 16
février 2001 sous le titre "L'argent sale
des nationalistes". L'hôtel
Le Grand Bleu avait été acquis en
avril 1992 par Nouvelles Frontières. "Il
faut savoir que depuis septembre 1992, 33% du
'Grand Bleu' appartiennent à des Corses,
groupés au sein de la Corsim", expliquait
dans Corse Matin le 27 mai 1993, Jacques
Maillot, le PDG de Nouvelles Frontières. "La
Corsim est une filiale de Corsica Ferries, dont le
directeur général est Pierre Mattei",
précisait encore Jaques
Maillot. "D'une
façon plus ou moins ouverte, la mouvance
nationaliste trouve des appuis logistiques et
financiers chez des puissants patrons locaux.
Pascal Lota, qui dirige le holding dont fait partie
Corsica Ferries, ou encore Charles Capia, qui
contrôle une partie de la grande
distribution, sont considérés comme
des 'amis' des nationalistes", souligne encore
Le Point dans son édition du 16
février 2001. Le groupe Stef-TFE, souhaiterait donc racheter la totalité de la participation de la SNCM dans la CMN. Il va de soi que si la SNCM devait être liquidée, ce même groupe serait partant pour racheter les 4 cargos mixtes de la SNCM et s'assurer ainsi le marché de l'appel d'offre pour le service de "base" au départ de Marseille. Corsica Ferries n'y verrait aucun inconvénient, car, dans ce cas de figure, elle obtiendrait, de facto le monopole du transport de passagers à destination de l'île de Beauté. Or, il est intéressant de remarquer que Monsieur Castellani, le directeur régional de la CMN pour la Corse, a été détaché à l'Office du transport de l'île. Etrange choix, quand on sait que cet organisme est chargé de la rédaction du nouveau cahier des charges pour les transports maritimes. (Contacté, Monsieur Castellani n'a pas souhaité nous répondre). Si les règles actuellement en vigueur devaient changer (...) Ce dossier- format PDF - est payant Première partie: Qui veut couler la SNCM? -
SNCM:
Un gouffre financier? Deuxième partie: Transformer l'argent public en béton! -
Voici
le plan Nos
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