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Exclusif
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Document - La "torpille" envoyée contre la
SNCM par la CMN
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Par
Enrico Porsia
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Vendredi
17 mars 2006
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Comme
nous l'annoncions dans notre
édition d'hier, 16 mars 2006, la
Compagnie Méridionale de Navigation
(representée par la STIM d'Orbigny
SA, filiale du groupe Stef-TFE) a
envoyé une lettre au
président de la SNCM en
annonçant, unilatéralement,
que le pacte qui liait les deux compagnies
était désormais caduc
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Comme
nous l'annoncions dans
notre édition du 16 mars
2006,
la Compagnie Méridionale de Navigation
(representée par la STIM d'Orbigny SA, filiale du
groupe Stef-TFE) a envoyé une lettre au
président de la SNCM en annonçant,
unilatéralement, que le pacte qui liait les deux
compagnies était désormais caduc. Etrange
volte-face, quand on sait que les deux compagnies maritimes
sont partenaires dans le cadre du contrat de
délégation de service public au départ
de Marseille pour la Corse. Etrange volte-face, qui
ressemble à une véritable trahison, quand on
sait qu'avant la fin du mois, l'assemblée de Corse
devra se prononcer sur le contenu du nouveau cahier de
charges de l'appel d'offres concernant les transports
maritimes.
Pourtant,
nous pouvons affirmer que l'attitude de la CMN n'est pas si
étrange que cela. "Le 16 septembre 2005, Monsieur
Bruno Vergobbi nous a affirmé que derrière le
fonds d'investissement Butler Capital Partners (qui devrait
reprendre la SNCM à hauteur de 38%) il y avait le
groupe Stef-TFE, qui contrôle la direction de la
CMN. Le président de la SNCM nous avait clairement
indiqué que le groupe Stef-TFE était dans le
tour de table du fonds d'investissement à hauteur de
10%", nous affirme Monsieur Maurice Perrin, responsable
syndical du CFE-CGC. "Cette information nous a
été confirmée par Monsieur Butler en
personne au début du mois d'octobre", certifie encore
le responsable syndical.
En effet,
le gouvernement avait prévu, au début du mois
de septembre "d'offrir" la compagnie publique au fonds
d'investissement Butler. "Un fonds d'investissement
n'est pas un opérateur industriel", dénonce
Jean-Paul Israël, le secrétaire
général CGT des marins de Marseille.
"Privatiser la SNCM en l'offrant à Butler se
traduisait, selon nous, à la volonté
gouvernementale de brader la compagnie publique en faisant
bénéficier au fonds d'investissement d'une
plus-value évidente. Face à cette escroquerie
les salariés ont répondu en se mettant en
grève", nous affirme encore le responsable
CGT.
Le
27 septembre 2005, le gouvernement a été
contraint de retirer son projet de privatisation initial en
introduisant le puissant groupe Veolia dans le tour de table
des repreneurs à hauteur de 28 %.
Aujourd'hui, le groupe Veolia a fait savoir, à
travers Monsieur Couturier, délégué
régional de Veolia Environnement pour les
régions PACA, Languedoc-Roussillon et Corse, que
l'opérateur industriel de la "nouvelle SNCM" a
vocation d'en devenir l'actionnaire majoritaire.
"Cette
situation inquiète énormément le groupe
Stef-TFE, qui a peur que Veolia absorbe la CMN", nous
indique une source proche du dossier
(...)
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