Mardi 18 octobre 2005, la Commission européenne a mis en demeure l'Italie de faire cesser les énormes travaux d'agrandissement de la base nucléaire US de l'archipel de La Maddalena, entre la Sardaigne et la Corse (voir nos éditions du 19 septembre 2005 et du 15 décembre 2003). L'édification de la base militaire est "susceptible d'avoir un impact environnemental significatif sur la zone de conservation de l'archipel de La Maddalena, que l'Italie a proposé en tant que site à inclure dans le réseau européen d'aires protégées 'Nature 2000', institué par la 'Directive Habitat'", lit-on dans le courrier envoyé par Bruxelles aux autorités italiennes. "Il est tout simplement scandaleux qu'une base militaire, qui n'est pas disponible pour les forces armées nationales, ni n'est comprise dans le dispositif de défense de l'OTAN, et, de plus, est située dans un parc national, soit agrandie sans qu'on connaisse publiquement les termes de la légitimité de son installation, qui relève d'un accord secret de 1972 jamais ratifié par le Parlement", ont déclaré, à l'unisson, les différents associations et mouvements politiques sardes opposés à l'édification de la "super" base US. Samedi 29 octobre 2005, aura lieu dans l'archipel de La Maddalena une importante manifestation réunissant les opposant aux projets de l'Oncle Sam. Cette manifestation pacifiste, organisée par le mouvement Indipendèntzia Repùbrica de Sardigna, partira du port de Palau et aura comme objectif d'occuper symboliquement l'îlot de Santo Stefano. C'est ici que le plus important dispositif américain de l'archipel est en train d'être édifié. Il y a dix jours, un petit groupe de militants indépendantistes sardes ont décidé d'aller voir sur place, en vue de préparer l'occupation pacifique de l'îlot de Santo Stefano. Voici leur témoignage: "Avec un
canot pneumatique, nous avons fait le tour de
l'île. De la mer, il n'était pas possible
de contrôler le début des travaux
d'agrandissement de la base, car le gros navire d'appui
logistique des forces américaines avait
été disposé de façon à
empêcher de voir ce qui se passait à terre.
Nous avons donc décidé d'accoster. En passant
par des petits chemins, nous nous sommes rendus
jusqu'à un point de vue en hauteur, juste
derrière la base US. D'ici, nous avions une vue
impeccable sur la totalité des installations
américaines..." (...) Cet
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