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Base
US atomique de La Maddalena: Le danger
radioactif
La CRIIRAD demande des investigations
supplémentaires
Par
Enrico Porsia
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"Nous
avons un doute". Bruno Chareyron, ingénieur
nucléaire à la CRIIRAD (Commission de
recherche et d'information indépendantes sur la
radioactivité), vient de terminer d'analyser les
échantillons en provenance de Corse et de Sardaigne
après l'accident du sous-marin de la US-Navy
à propulsion nucléaire, le USS Hartford,
survenu le 25 octobre 2003 dans l'archipel de La Maddalena.
Le rapport du laboratoire indépendant sera
publié dans les prochains jours, néanmoins,
l'ingénieur nucléaire de la CRIIRAD accepte de
nous en parler.
"Les
analyses que nous avons effectuées ont pour nous la
valeur d'un travail préliminaire. Nous avons
reçu cinq échantillons d'algues envoyés
par l'Association de défense de l'environnement
bonifacienne ABCDE. Trois échantillons ont
été recueillis les 17 et 18 novembre dans
l'immédiate proximité de la base
américaine, les deux autres ont été
recueillis le 9 décembre dernier dans une autre zone,
tout près de Bonifacio, sur les côtes corses.
Après avoir analysé les cinq
échantillons par spectrométrie gamma nous
n'avons détecté aucun radionucléide
artificiel. Ceci nous permet d'affirmer que l'accident du
sous-marin atomique américain n'a pas provoqué
une catastrophe majeure.
Pourtant, nous avons un doute. Un doute concernant les
rejets radiologiques qui pourraient être émis
par la base américaine. En effet, dans les
échantillons d'algues rouges, prélevés
à côté de la base, nous avons
trouvé un taux étonnamment élevé
de thorium 234, radionucléide associé
habituellement à l'uranium 238. Il pourrait s'agir,
bien évidemment, d'un phénomène
naturel, mais il pourrait s'agir aussi d'un marquage
radiologique dû au fonctionnement de la base
militaire. Les mesures que nous avons obtenues montrent que
les échantillons d'algues prélevées
à côté de la base concentrent un taux de
thorium 234 sept fois plus élevé que celui
retrouvé dans les échantillons en provenances
des côtes bonifaciennes. Ce fait nous laisse perplexes
et nous indique que les investigations doivent être
poussées plus loin (...)"
De
l'autre cote de l'Atlantique, quelques langues commencent
à se délier. Selon une source anonyme
appartenant à la US-Navy le sous-marin Hartford a
subi des dégâts bien plus importants que ceux
déclarés par les autorités
américaines et italiennes (...)
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