A
lire aussi: Le
plan de la base secrète de l'Oncle
Sam Les
mystères de La Maddalena: une base
atomique US contre
l'Europe Accident
du sous-marin nucléaire US, dans
l'attente d'analyses
fiables Le 15 janvier, le laboratoire indépendant publiait ses résultats. Le 16 janvier 2004, le député italien Mauro Bulgarelli (Verts), a adressé une question urgente au président du Conseil des ministres, au ministre de la Santé, au ministre de l'Environnement et au ministre de la Défense. On peut y lire: "Le 15 janvier 2004 l'institut de recherche indépendant CRIIRAD (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité), dirigé par le professeur Bruno Chareyron, ingénieur et physicien nucléaire, a publié les résultats d'une enquête visant à déterminer les niveaux de radioactivité dans les eaux de l'île de La Maddalena et dans celles des Bouches de Bonifacio. Dans 2 des 6 échantillons d'algues examinés la CRIIRAD a détecté une haute concentration (de 3900 à 4700 Bq/kg sec) de thorium 234, élément de la chaîne de l'uranium 238 (...) A cause de l'absence de données officielles sur la radioactivité des eaux concernant les années précédentes, la CRIIRAD affirme ne pas pouvoir déterminer si la concentration anormale de thorium 234 est une conséquence directe de l'accident subi par le sous-marin Hartford ou, plutôt, si elle ne dérive de l'activité de la base états-unienne de Santo Stefano, où, depuis plusieurs années, de nombreux sous-marins à propulsion nucléaire sont opérationnels; à ce propos dans l'article d'Enrico Porsia "Enquête - Une base atomique Us contre l'Europe: Les mystères de La Maddalena", paru dans le numéro 43 de la revue amnistia.net, on peut lire que la directrice de la CRIIRAD, Madame Corinne Castanier, avait écrit le 19 novembre 2003 à l'ambassadeur des Etats-Unis en France, Howard Leach, demandant des informations sur les circonstances exactes de l'accident du Hartford, ainsi que sur les mesures de résidus radioactifs liquides ou gazeux émis par les sous-marins nucléaires USA stationnant dans la base de Santo Stefano - La Maddalena, recevant, pour toute réponse, un renvoi laconique au communiqué de presse officiel divulgué par la Sixième flotte de la marine états-unienne. Il est important de souligner comment, concernant le déroulement de l'accident subi par le sous-marin Hartford et les conséquences pour l'environnement qui en dérivent, les autorités italiennes n'ont jamais divulgué des données précises, en se limitant à des assurances génériques"... Le député des Verts demande donc "Si [le Gouvernement] ne considère pas qu'il est urgent de publier les procédures et résultats des mesures effectuées dans les eaux de la Sardaigne et notamment de l'île de La Maddalena le lendemain de l'accident subi par le sous-marin Hartford et dans les années précédentes; si [le Gouvernement] ne considère pas comme opportun d'interpeller les autorités françaises afin de concerter un plan de mesures commun en confiant à des instituts de recherche indépendants reconnus l'expertise de la pollution radioactive réelle des eaux sardes." Retrouvez
tous les nouveaux documents relatifs à la base
atomique américaine de La Maddalena dans le prochain
numéro des "Enquêtes interdites" à
paraître le 23/01/2004.
Par
abonnement. Abonnez-vous
au site Amnistia.net et recevez notre journal
Les Enquêtes interdites.
|
||||||||||||||