Comme nous vous l'avions déjà annoncé le 25 novembre 2005, l'Oncle Sam s'apprête à quitter la base nucléaire ultrasecrète implantée dans l'archipel sardo-corse. Jeudi 26 mai 2006, l'ambassadeur US en Italie en personne a fait le déplacement en Sardaigne. Monsieur Donald Spogli a officiellement confirmé au président de la région Renato Soru que les troupes américaines quitteront, d'ici la fin de l'année, la base stratégique occupée par les sous-marins nucléaires d'attaque. L'ambassadeur a aussi souligné que les Etats-Unis envisagent d'aider l'île dans son développement économique... un développement, que l'ambassadeur verrait bien se concrétiser dans le secteur du tourisme. Pour mener à bien une telle reconversion, l'ambassadeur se dit prêt à trouver des investisseurs... Décidément, la spéculation immobilière en Méditerranée a le vent en poupe. Même outre-océan. La US-Navy occupe La Maddalena depuis 34 ans. Les conséquences de l'impact environnemental dû à la présence d'une base nucléaire dans les bouches de Bonifacio sont inconnues. A quel danger ont été exposés les habitants de la Sardaigne et de la Corse durant toute cette période, quels dangers planent encore sur la région? Le 14 janvier 2004 nous révélions que le laboratoire indépendant de la CRIIRAD avait décelé, dans des algues prélevées à côté de la base, un taux de thorium 234 "étonnamment élevé". Le thorium 234 est le premier dérivé de l'uranium 238. Le taux "étonnamment élevé" en thorium 234 est cent fois plus important que celui décelé, par le même laboratoire, dans d'autres algues prélevées, celles-ci, à côté de l'usine de retraitement de la Hague en Normandie (voir aussi notre édition du 27 septembre 2004). En novembre 2005, un officier de la US-Navy, a accepté, sous couvert de l'anonymat, de nous rencontrer. Il nous a affirmé que l'eau radioactive des réacteurs des sous-marins était "vidangée" à La Maddalena, dans des conditions contraires à toute norme de sécurité minimale (voir notre édition du 15 novembre 2005). Plutôt que d'envisager une spéculation immobilière, les Etats-Unis d'Amérique ne devraient-ils pas investir leurs premiers dollars dans une mission scientifique visant à déterminer l'impact des activités de la base sur l'environnement de l'archipel? Il est
nécessaire de savoir si un danger radioactif se cache
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