Le 14 janvier 2004, Amnistia.net révélait que le laboratoire indépendant de la CRIIRAD avait détecté la présence "étonnamment élevée" de thorium 234 dans des algues prélevées à proximité de la base nucléaire américaine de l'île de la Maddalena. Une base militaire abritant des sous-marins nucléaires d'attaque, située au beau milieu des Bouches de Bonifacio, à quelques kilomètres à peine des côtes corses. Or, le thorium 234 est le dérivé de l'uranium 238. Lequel peut être soit d'origine naturelle soit d'origine artificielle. Le tout est donc d'en déterminer la source exacte. En effet, la découverte d'une présence 100 fois plus élevée de thorium dans les algues de la Maddalena, que celle constatée dans d'autres algues analysées a proximité du centre de retraitement atomique de la Hague, dans le Cotentin, n'etait pas une information à prendre avec désinvolture. A la suite de nos articles, des députés italiens ont interrogé le président du Conseil ainsi que les ministres de l'Environnement et de la Défense de la Péninsule. Le 6 mai 2004, la sénatrice Marie-Claude Beaudeau (PCF), alertée elle aussi par la lecture de notre enquête, a adressé à son tour une question écrite au gouvernement français. Des deux côtés des Alpes, les autorités se veulent rassurantes. Or, le thorium n'etait pas le seul élément radioactif détecté par les chercheurs. Dans
son communiqué de presse du 24 juin 2004, la
CRIIRAD soulevait un autre problème: la question du
plutonium (...) Cet
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