Si en effet, les résultats du laboratoire indépendant "permettent à priori d'exclure une grave pollution radioactive de l'environnement", lit-on sur le rapport, "les niveaux de contamination de certains éléments de la chaîne de l'uranium 238 apparaissent anormalement élevés: sur 2 de 6 échantillons d'algues, l'activité en thorium 234, descendant immédiatement de l'uranium 238, atteint ainsi 3.900 et 4.700 becquerels par kilo de poids sec pour des valeurs attendues de l'ordre de quelque dizaines de becquerels/kg sec". Effectivement, ces niveaux sont très élevés. "Etonnamment
élevés par rapport à ceux obtenus
habituellement sur les côtes françaises
continentales", écrit, très
précisément, la CRIIRAD en spécifiant
que "les mesures réalisées en 1997 sur 3
espèces d'algues collectées sur les
côtes du Cotentin, A
lire aussi: Le
plan de la base secrète de l'Oncle
Sam Les
mystères de La Maddalena: une base
atomique US contre
l'Europe Accident
du sous-marin nucléaire US, dans
l'attente d'analyses
fiables Par contre, le laboratoire indépendant indique que "l'activité de l'uranium 235, utilisé dans les réacteurs nucléaires, reste inférieur à la limite de détection". Ce fait devrait donc exclure, à priori, que l'accident du sous-marin nucléaire Hartford ait pu provoquer une importante pollution radioactive. D'où vient, alors, ce taux anormalement élevé de thorium 234? Le thorium 234 est le premier descendant de l'uranium 238, lequel peut avoir une double origine: "naturelle, et liée aux activités nucléaires"... Suivez
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