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Corse,
territoriales: Récit d'une partie de poker
menteur Par
Enrico Porsia Jeudi
15 avril 2004 |
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A
lire aussi: L'affaire
Pieri et la méthode Sarkozy
Une
claque pour Sarkozy: la Corse dit NON
à la réforme
ultralibérale Corse,
nouveau statut: les promoteurs immobiliers
piaffent d'impatience Pour
connaître les orientations du
développement imaginé par le
nouveau président de
l'Assemblée territoriale, lire
notre enquête exclusive: "La Corse fonctionne depuis deux siècles sous le système de l'arbitraire, de la négation du droit et de la fraude", dénonçait Simeoni. Et Rocca Serra, pardon, de Rocca Serra, applaudissait "Donnez une chance à l'espérance collective. Nous sommes ici pour tendre la main, alors ne nous tournez pas le dos". Une main tendue, dans une Assemblée territoriale où les élus de gauche avaient décidé de quitter la salle une main tendue, visiblement à droite toute Un geste qui a mérité les applaudissements des élus présents. "Camille de Rocca Serra est à la hauteur de ce court moment d'émotion, même si les mots spontanés sortent de la bouche d'un militant nationaliste endurci. Il a senti, comme d'autres, que c'était là les paroles d'un Corse, à d'autres Corses, qui partagent les mêmes valeurs, le même espoir pour les générations à venir". Ces lignes fleurissent sous la plume, clairement enthousiaste, de Jean-Marc Raffalli, dans Corse-Matin du 2 avril. "Il y a beaucoup de choses sur lesquelles nous pouvons nous retrouver", lance enfin Camille de Rocca Serra au vieil Edmond. "Une phrase à dimension humaine de ce qu'il vient d'entendre, lui, qui a démissionné parce qu'il avait bénéficié des suffrages nationalistes. Il n'y a pas de calcul politicien derrière ces quelques mots" nous précise toujours Jean-Marc Raffalli, l'éditorialiste politique, très averti, de l'unique quotidien insulaire. Et, pourtant, c'est bien ces applaudissements et ces quelques mots qui marqueront, d'une façon tangible, la disponibilité de l'UMP insulaire à s'accommoder avec les nationalistes. En gage de bonne foi, dans son discours enflammé, Edmond Simeoni avait bien précisé: "La violence c'est quand on interdit aux gens de parler leur langue, quand on interdit d'acquérir des biens, car les lois d'un marché véritablement excessif, en fait, pénalisent les gens les plus modestes, quand la loi littoral, par exemple, est soutenue par des nantis qui veulent que la Corse reste un véritable parc d'Indiens " La droite ultra-libérale, qui ne rêve que d'aménager la loi littoral pour ouvrir enfin le marché aux spéculateurs immobiliers, ne peut que se trouver en parfaite harmonie avec le "cur et les tripes" du ténor nationaliste (...) Amnistia.net retrace ici le long feuilleton des élections territoriales en Corse. Une histoire riche en rebondissements... |
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