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Communiqué
de presse
Mercredi
30 avril 2008
Application
de la loi littoral en Corse:
La fédération
France Nature Environnement
apporte son plein soutien aux
associations locales.
Le
Conseil d'Etat sera saisi
vendredi 2 mai par l'association
"ABCDE" de deux requêtes
dirigées contre les permis
de construire de MM. SEGUELA et
SULITZER.
L'association
"ABCDE" (Association Bonifacienne
Comprendre et Défendre
l'Environnement) déposera,
vendredi 2 mai, deux
requêtes en cassation
contre les 2 ordonnances rendues
le 17 avril dernier par Mme
ERSTEIN, présidente du
tribunal administratif de
BASTIA.
"Dans
ce secteur de Cala Longa, sur la
côte est de Bonifacio,
l'association ABCDE a toujours
obtenu gain de cause depuis 1998
et fait annuler tous les permis
de construire qui étaient
en violation de la loi littoral.
Les décisions rendues
récemment laissent
craindre la construction de
nombreuses villas dans des sites
encore vierge", explique Michelle
SALOTTI, du "Collectif pour la
loi Littoral en
Corse".
Pour
Benoist BUSSON,
représentant de France
Nature Environnement au Conseil
National du Littoral "ces
décisions sont d'autant
plus incompréhensibles que
les terrains en cause ont
déjà fait l'objet
de demande de permis de
construire annulés par le
même tribunal de Bastia et
la Cour administrative d'appel de
Marseille".
France
Nature Environnement rappelle son
attachement à
l'application effective de la
"loi Littoral" par les communes
et l'Etat et souhaite que le
Conseil d'Etat statue rapidement
sur les affaires corses afin de
préserver les côtes
sauvages et très
convoitées de
l'île.
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La
fédération France
Nature Environnement soutient les
association de défense du
littoral.
Le 2 mai 2008, l'association
"ABCDE" a saisi le Conseil d'Etat
de deux requêtes
dirigées contre les permis
de construire de MM.
Séguéla et
Sulitzer.
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publions des extraits de cet article en 2 parties.
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L'occasion
était trop belle: plusieurs articles de
presse qui dénoncent la bétonisation
des côtes corses, des milliers de signataires
d'une
pétition pour le respect de la loi
littoral,
et voilà qu'un nouveau mouvement clandestin
choisit ce contexte pour décréter
sa naissance. Il s'agit du FLNC millésime
"1976". Théoriquement un "grand cru", vu
qu'il a choisi comme référence la
date de création du premier FLNC
En
réalité, c'est une
énième scission qui s'est
opérée dans l'ombre du
maquis...
(...)
Menaces
à gogo
Le
publicitaire Jacques Séguéla est en
effet l'un de trois destinataires d'un courrier de
menaces estampillé FLNC 1976. Les deux
autres destinataires sont l'avocat lyonnais Xavier
Delsol et l'homme d'affaires de Neuilly, Marc
Sulitzer...
(...)
Les
menaces, les adhérents de l'association
bonifacienne de défense de l'environnement
ABCDE les connaissent, eux aussi. "Ce sont
souvent les émissaires des certains
promoteurs sans scrupule qui viennent nous voir.
Parfois, ils ont même débarqué
chez moi, à la maison" - nous explique
Vincente Cucchi, la présidente de
l'association ABCDE - "Ils nous prodiguent des
conseils amicaux
des recommandations
appuyées. On assiste aussi à des
tentatives de corruption de certains de nos
adhérents. Il faut bien le
reconnaître, la situation est tendue, les
intérêts en jeu sont grands. Nous
avons toujours agi dans la légalité
et la transparence et notre revendication est
claire: que la loi littoral soit appliquée.
On ne demande pas la lune. On demande la loi. Notre
démarche est citoyenne".
L'enfant
du pays et la société
immobilière fondée par Jean
Reno
Dans
notre dossier "La bataille de
Bonifacio"
nous attirions l'attention sur trois villas de
grand luxe qui, en dépit de la loi
littoral, sont en train de voir le jour sur un
espace vierge, juste en face de la réserve
marine internationale des Bouches de Bonifacio. La
construction de ces trois villas a
été autorisée par la mairie.
Ensuite, contre toute attente, le tribunal
administratif de Bastia, saisi par l'association de
défense de l'environnement ABCDE a
repoussé les demandes de suspension des
travaux. Le béton peut couler.
Nous
soulignions aussi que la société
immobilière Casa di Fiori, porteuse d'un
projet de 2.064 m2 de surface brute, fondée
par l'ami du président Sarkozy, Jean Reno et
cédée à Marc et Claude
Sulitzer, avait choisi comme siège
social l'hôtel-restaurant du beau-père
du maire de la ville. Un beau-père, Antoine
Lantieri, qui n'est pas n'importe qui. Les
frères Lantieri, sont des enfants du pays,
très connus à Bonifacio où ils
possèdent différentes affaires. Mais
leur notoriété dépasse
largement les rivages bonifaciens. Ils sont en
effet abondamment cités dans le rapport
Legras sur la criminalité en
Corse.
Paul
Lantieri est actuellement en fuite. Mis en
examen dans l'affaire du cercle de jeux parisien
Concorde, mais aussi, pour association de
malfaiteurs, dans l'affaire du bar Les Marronniers,
à Marseille. Un "règlement de
comptes" sanglant (voir notre dossier
"Les
affaires corses qui embarrassent
l'Elysée").
Quant
à son frère, Antoine Lantieri, il
vient tout juste de sortir d'un petit séjour
aux Beaumettes. Il avait été
incarcéré et mis en examen, lui
aussi, dans l'enquête sur le cercle
Concorde.
Pourquoi,
cet homme d'affaires bonifacien
s'intéresse-t-il aujourd'hui à la SCI
Casa di Fiori, qui a obtenu son permis de
construire grâce à l'invention d'une
notion urbanistique bien originale: les poches
d'urbanisation? Des "poches"
disséminées dans un espace vierge et
donc inconstructible...
(...)
Un
homme d'affaires de Neuilly et un banquier suisse:
deux associés en
béton!
Marc
Sulitzer est un homme d'affaires de Neuilly. Il est
aussi un grand maître de la Grande Loge
Nationale Française. Il possède
déjà une villa à Bonifacio,
dans le domaine très select de Sperone.
Pourquoi a-t-il donc choisi comme adresse de sa SCI
Casa di Fiori l'hôtel-restaurant d'Antoine
Lantieri, l'enfant du pays, à la
réputation sulfureuse?...A
SUIVRE...
Lire
la deuxième
partie:
Un
homme d'affaires de Neuilly et un banquier suisse:
deux associés en
béton!
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