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Par
Enrico Porsia
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Paris,
mercredi 26 mai 1999
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Roger
Marion, le patron de la Division Nationale
Antiterroriste (DNAT) a été
félicité, lundi soir, un verre de
champagne à la main, par le ministre de
l'Intérieur Jean-Pierre Chevènement.
C'était la moindre des choses. En offrant
sur un plateau d'argent les confessions de trois
nationalistes, qui auraient fait partie du commando
qui assassina le préfet Erignac, la police
antiterroriste a sorti le gouvernement Jospin du
feu de la paillote (voir notre article La
paillote corse et le pouvoir de Paris)
(...)
Les
enquêteurs disent avoir pu confondre les
coupables grâce à un travail
minutieux de décryptage des données
relatives aux appels reçus et passés
depuis des téléphones portables
(...)
Et
pourtant, déjà le 3 février on
pouvait lire dans le Monde que "Le
groupe opérationnel serait, quant à
lui, composé de cinq à six personnes
résidant à Ajaccio et dans ses
environs" (...)
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