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Par
Enrico Porsia
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Paris,
mardi 6 février 2001
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Une banque américaine liée à
la droite musclée du clan Bush
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En
1999, la dette de la Socopresse, plus connue sous le nom de
groupe Hersant, est estimée à 2 milliards de
francs. Les propriétaires du Figaro
doivent impérativement trouver une solution. Yves
de Chaisemartin, président de la Socopresse,
multiplie les discussions avec Serge Dassault. Serge
Dassault est prêt à mettre 1,6 milliards de
francs sur la table en prenant 40% du capital du titre.
Dans les milieux financiers, il est donné comme
favori.
Pourtant,
à la surprise générale, lors
d'un comité d'entreprise extraordinaire, le vendredi
25 juin 1999, Yves de Chaisemartin annonçait
l'arrivée d'un nouvel actionnaire, tout juste
débarqué d'outre-Atlantique. Celui-ci
entrait directement dans le capital d'une nouvelle
structure, le Figaro Holding. C'est ainsi qu'au terme
d'une opération financière bien complexe,
le gestionnaire de fonds d'investissement
américain Carlyle venait d'acheter 4,9% du nouveau
holding.
Mais,
qui se cache derrière cette société
américaine, soudainement si
intéressée à la destinée d'un
important titre de la presse nationale
française?
Carlyle
Group a été fondé en 1987 avec le
soutien de la Mellon Bank. Sa vocation théorique
était d'être un gestionnaire de
portefeuilles. Depuis sa création cette banque
particulière disposait de 2,4 millions de dollars
de fonds propres et était très attirée
par des secteurs économiques bien spécifiques:
l'aéronautique, les télécommunications
et, surtout... la défense.
Rien
de franchement étonnant donc que de retrouver
Frank Carlucci assis sur le fauteuil de "chairman" du
groupe. Avant d'être employé comme
directeur chez Carlyle, Mister Carlucci s'illustra dans les
fonctions de secrétaire d'Etat à la
défense US, de 87 à 89, sous l'administration
Reagan. Et, avant encore, il exerçait l'honorable
profession de vice-directeur de la CIA tout en étant
l'assistant du président Reagan pour la
sécurité nationale
(...)
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