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Jean-Marcel Moulin, EDF-GDF: Non
à la privatisation-spoliation.
Projet pour une refondation du service
public.
©2004, Editions Syllepse et Fondation
Copernic.
Visitez
le site des Editions
Syllepse
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Nous
publions avec l'aimable autorisation des Editions
Syllepse un extrait du livre de Jean-Marcel
Moulin,
"EDF-GDF:
Non à la
privatisation-spoliation".
©2004, Editions Syllepse et Fondation
Copernic.
Derrière
le pseudonyme collectif de Jean-Marcel Moulin, des
cadres supérieurs d'EDF et de GDF souhaitant
conserver l'anonymat, prennent position contre ce
qu'ils appellent la "privation-spoliation" de
l'entreprise du service public de l'énergie.
Ils mettent à la disposition des citoyens
leurs données, leurs réflexions et
formulent des contre-propositions.
L'examen
en Conseil des ministres d'un projet de loi
préparant la privatisation d'EDF et de
GDF, initialement prévu début
août 2003 a été
repoussé. Certains y verront de la sagesse,
ou peut-être de la chance, car
l'été fut chargé.
La
gigantesque panne qu'à connu le nord-est des
Etats-Unis, celle de moindre ampleur survenue
ensuite en Grande-Bretagne, les délestages
pratiqués durant l'été dernier
en Italie, puis la panne
généralisée qui a
affecté ce pays le 28 septembre, les
difficultés qu'EDF a connues durant la
canicule pour assurer sa mission essentielle et
plus généralement les tensions sur le
marché européen de
l'électricité sont venus confirmer
les risques qui pèsent sur le fonctionnement
de services publics de
l'électricité.
Cependant,
en dépit de ces événements,
qui devraient sonner comme autant d'avertissements
ultimes, la maladie de la privatisation et de
la déréglementation reste
endémique.
Peu
avant l'été, le ministre de
l'économie et des finances adressait aux
présidents de Gaz de France et d'EDF des
courriers, valant feuille de route, pour
préparer les conditions de privatisation des
deux services publics: l'usage de l'expression
"ouverture du capital" à la place de son
synonyme, "privatisation" ne trompant personne.
Presque simultanément, le président
d'EDF claironnait, à grand renfort d'encarts
de presse, l'actualisation de son projet
stratégique, qui, sans justification solide,
fait de la privatisation un objectif en soi. Il
s'est ensuite déclaré "prêt au
changement de statut", substitut "novlangue" de la
privatisation, "dès la fin de
l'année" (2003). Quant à son
homologue gazier, il se déclarait, quant
à lui, prêt immédiatement
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