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Le groupe de Zorzi possède aussi
une boutique de luxe dans la Galleria
Vittorio Emanuele, en plein centre de
Milan.
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Le
journaliste du Figaro Guillaume Perrault
s'apprête à publier un livre.
L'ouvrage reviendra sur l'affaire Battisti. Le
point de vue du journaliste, tel qu'il apparaissait
dans ses articles du Figaro, était
que l'extradition de Cesare Battisti était
normale et légitime.
Peu
importe que Battisti, comme des centaines d'autres
ex-militants de l'extrême gauche italienne,
avaient été accueillis en France
grâce à l'engagement du
président de la République de ne
pas donner suite aux demandes d'extradition
italiennes. Peu importe que Cesare Battisti
était déjà comparu devant une
juridiction française, la Chambre
d'accusation de Paris, en 1991, et que deux avis
défavorables à l'extradition avaient
été prononcés par la Cour.
Peu
importe, donc, que, en rejugeant une
deuxième fois Battisti, la justice ait agi
avec une étonnante désinvolture
en ignorant un des principes du droit: on ne rejuge
jamais une personne pour le même fait. Peu
importe... face à l'importance des pressions
italiennes.
Un
accord avait été scellé.
L'Italie, pays voisin et ami, pouvait
accéder à sa
requête.
C'est
pourtant singulier de remarquer que les mêmes
pressions exercées par l'Italie lors de
l'affaire Battisti, ne soient plus à l'ordre
du jour, quand il s'agit de rechercher certains
ex-militants de l'extrême droite
italienne. Une extrême droite putschiste qui
était très étroitement
rattachée aux officines d'Etat.
L'histoire
de Delfo Zorzi est un exemple éloquent.
Zorzi était un des leaders de l'organisation
"criminelle et raciste" (ainsi fut-elle
définie par la Justice) Ordre Nouveau.
Il a été condamné pour
différents attentats. Il est accusé
d'avoir participé au massacre de Piazza
della Loggia, en 1974 à Brescia, où
l'explosion d'une bombe causa la mort de huit
personnes. Plus de cent personnes furent
blessées. Il a été
acquitté, dans un procès d'appel
très controversé, pour la
participation à l'attentat, en 1969, de
piazza Fontana à Milan, 17 morts e 84
blessés. En première instance, il
avait été condamné à la
perpétuité.
Zorzi
a refait surface au Japon, où il a obtenu la
nationalité. Il a aussi obtenu de
changer de nom. Tout cela est très suspect,
souligne le journaliste Pio D'Emilia qui a
longuement enquêté sur Zorzi.
Ce
dernier, s'appelle aujourd'hui Hagen Roi et il
est à la tête d'un véritable
empire économique, avec une série de
sociétés dont les sièges se
trouvent dans des paradis fiscaux.
Il
a été impliqué dans
différentes enquêtes internationales
pour contrefaçon de marques et importation
parallèle de produits griffés.
"Il est suspecté d'être en rapport
avec la criminalité organisée
japonaise et coréenne", souligne
l'hebdomadaire italien L'Espresso
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