©www.amnistia.net

 

François Fillon, les Farc et Benito Mussolini...
Révélations sur le poisson d'avril du Premier ministre dont personne ne s'est aperçu


Vendredi 4 avril 2008


A lire aussi:

Tout le dossier: Extraditions: La parole de la République et les exilés italiens

"La France fait tout ce qu'elle peut" pour la libération d'Ingrid Betancourt, "et dans les propositions que nous avons faites, il y a celle qui consiste à accueillir sur le territoire français des Farc qui ont été faits prisonniers par le gouvernement colombien, sous un statut de réfugié politique", a affirmé, haut et fort, le Premier ministre François Fillon.

Un journaliste de France-Inter a interrogé le Premier ministre: pourquoi des militants des Farc, deviendraient-ils des réfugiés politiques, alors que la France déclare d'accepter désormais d'extrader les ex-militants italiens d'extrême-gauche, qui bénéficient d'un droit d'asile sur son territoire depuis plus de 20 ans?

"Cela n'a rien à voir", les Italiens étant "ressortissants d'un Etat européen avec lequel on est engagés, et (avec) une justice qui est une justice respectable, et qui doit donc être respectée comme la nôtre", a répondu, sans rire, le Premier ministre.

Voici donc l'actuel Code pénal italien, regardez attentivement:.

Mussolini est encore d'actualité dans l'actuel Code pénal italien:

Décret royal (R.D.) du 19 octobre 1930. Approbation du texte définitif du Code Pénal.

Signé par le roi Victor Emmanuel III, Mussolini et le Garde des sceaux du Parti fasciste Rocco.

C'est par ce décret royal que commence l'édition actuelle du "nouveau" Code pénal de la République italienne, toujours en vigueur.


Comme on peut le remarquer, la première page de l'actuel Code pénal italien est encore ornée par la signature de Benito Mussolini, le Duce!

Et, pour cause: les lois sécuritaires promulguées par le régime fasciste, n'ont pas encore été abrogées par la République italienne!

Un Etat européen… une justice respectable… et qui doit être respectée…

Avec la signature du Duce comme garantie? Non. Nous ne pouvons pas imaginer que la dérive droitière du gouvernement français puisse se pousser jusque-là…

On avait presque oublié: la réponse de François Fillon intervenait mardi… Premier avril!

Décidément, nous sommes les premiers à avoir détecté le poisson d'avril, balancé par le Premier ministre, sur les ondes de France-Inter.


Abonnez-vous au site Amnistia.net (accès direct à tous les articles) et recevez, chaque mois, notre journal Les Enquêtes interdites (format PDF).
Découvrez nos offres d'abonnement


©www.amnistia.net
journal illustré
Tous droits de reproduction et représentation réservés
contact: redaction@amnistia.net

Rédaction: contact

Haut de page
La Une



Abonnez-vous à Amnistia.net
.