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Extraditions: les mensonges de la rencontre du 11
septembre
14
demandes d'extradition auraient déjà
été
déposées
Paris,
vendredi 20 septembre 2002
Le
11 septembre, les ministres de la Justice
français et italien se sont
rencontrés a Paris. Cette réunion
avait pour but de trouver un accord. Un pacte
permettant à la France d'enterrer une
promesse de la Republique et de livrer donc
à l'Italie plusieurs anciens militants
d'extrême gauche, qui depuis 20 ans ont
trouvé refuge sur son territoire. A la
fin de la rencontre, les deux ministres ont
donné une conférence de presse.
Devant les journalistes, Roberto Castelli, le garde
des Sceaux berlusconien a affirmé qu'il
n'avait amené, dans ses bagages, aucune
"liste" précise de noms d'anciens militants
qu'il souhaiterait voir extradés... il
aurait été "simplement" question,
dans un premier temps, de trouver un nouvel accord
entre le deux pays permettant d'extrader un certain
nombre d'exilés politiques. Toujours selon
les deux ministres, aucun nom d'un
réfugié en particulier n'avait, pour
l'instant, été
évoqué...
Pourtant,
comme l'a révélé ce soir, 20
septembre 2001, FR3 (dans son édition
nationale du 19-20) une liste comprenant 14 noms
d'exilés politiques aurait bel et bien,
déjà, été
déposée par les autorités
italiennes auprès de la Chancellerie
française. En ce moment même, donc,
les experts juridiques du ministère de la
Justice seraient en train d'étudier la
façon de rendre opérationnelle
l'extradition de ces 14 personnes. Il s'agirait
d'anciens militants des Brigades rouges comme de
l'Autonomie ouvrière. Selon nos
informations, une suite à cette
première vague de démarches
extraditionelles serait déjà
prévue.
Samedi
14 septembre, a eu lieu à Copenhague un
conseil "informel" des ministres de la Justice et
de l'Intérieur des pays
européens. A cette occasion, le ministre
de la Justice italien, au cours d'un entretien avec
des journalistes, a affirmé que son pays
souhaiterait "récupérer", à
brève échéance, tous les
exilés politiques italiens ayant
trouvé refuge en France.
Tandis
que Maurice Papon, condamné pour
complicité de crimes contre
l'humanité, est remis en liberté, la
notion de droit d'asile a-t-elle été
enterrée sur le territoire de la
République française?
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