©www.amnistia.net

 

Extraditions politiques: Le marchandage nucléaire


Par Enrico Porsia

Mardi 21 septembre 2004


A lire aussi:

Extraditions politiques: Les pressions s'accentuent

Enquête Extraditions politiques: Chronique d'une trahison d'Etat

Extraditions politiques: L'axe Chirac-Berlusconi

Affaire Battisti: Une justice sous influence

Madrid-Rome via Paris-Alger: Voyage dans l'univers des professionnels de la manipulation

Mauro Bulgarelli, député italien: L'Europe, l'Italie et "les années de plomb"

Affaire Battisti: Les mensonges du ministre de la Justice

Arrestation de l'écrivain Cesare Battisti: décryptage d'une curieuse procédure

Tout le dossier: Extraditions: La parole de la République et les exilés italiens

Italie: le réseau Gladio et la démocratie confisquée

L
e cavaliere Berlusconi a le sens du commerce. Comme le faisait si bien remarquer Philippe Gélie, quelques mois à peine après la victoire aux élections de Forza Italia, dans un article paru dans le Figaro du 12 décembre 2001, "la méthode Berlusconi tranche sur la routine des négociations européennes". "Dans la vie, on cherche toujours à obtenir le meilleur résultat", expliquait l'homme d'affaires, devenu président du Conseil italien qui, pour ne laisser planer aucune ambiguïté, affirmait au journaliste sa conception, directe, des échanges entre Etats: "Je paie cash et tu me donnes un chameau!"

Depuis l'extradition expéditive de Paolo Persichetti en août 2002, plusieurs observateurs attentifs ne cessent de se poser la même question: qu'a bien pu offrir à la France, l'Italie du Cavaliere, pour que le gouvernement mis en place par Jacques Chirac renie la parole d'Etat qui garantissait, depuis 20 ans, le droit d'asile aux rescapés des années de plomb italiens?

Officiellement, la question a une réponse simple: "Nous sommes désormais dans un espace judiciaire européen..." Un espace judiciaire... auquel l'Italie n'a pas encore souhaité adhérer, car son président du Conseil aurait, semble-t-il, quelques soucis personnels à se faire concernant des affaires en cours qui mettent en cause son groupe Fininvest. Un espace judiciaire qui, en ce qui concerne la France, n'a pas pour vocation de revenir sur des faits antérieurs a l'année… 1993!

Donc, la question demeure: qu'a bien pu payer le Cavaliere à Jacques Chirac, "en cash", afin que ce dernier "lui donne un chameau"?

Copenhague, 22-24 septembre 2002. C'est ici, au Danemark, qu'a eu lieu le sommet Asia-Europe-Meeting (ASEM). Un sommet bien houleux (...)

Cet article(920 mots, 5.800 signes)est payant(sauf pour les abonnés: cliquez ici)
Continuez la lecture au moyen du service téléphonique AlloPass
(
0,56 euros depuis la France) débité sur votre facture de téléphone.


Pour connaître le tarif et le numéro téléphonique à appeler, cliquez sur le drapeau de votre pays de résidence.
En composant le numéro, vous obtiendrez un code à reporter ci-dessous. Il vous donnera accès à l'article demandé.
Ce code est valable
une seule fois.
Pour utiliser ce service,
votre navigateur doit accepter les cookies.

Entrez votre code d'accès - Enter your access code:
AlloPass http://www.allopass.com


Découvrez nos offres d'abonnement



©www.amnistia.net
journal illustré
Tous droits de reproduction et représentation réservés
contact: redaction@amnistia.net

Rédaction: contact

Haut de page
La Une



Abonnez-vous à Amnistia.net
.