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Le
cavaliere Berlusconi a le sens du commerce. Comme
le faisait si bien remarquer Philippe Gélie,
quelques mois à peine après la
victoire aux élections de Forza Italia, dans
un article paru dans le Figaro du 12
décembre 2001, "la méthode
Berlusconi tranche sur la routine des
négociations européennes". "Dans
la vie, on cherche toujours à obtenir le
meilleur résultat", expliquait l'homme
d'affaires, devenu président du Conseil
italien qui, pour ne laisser planer aucune
ambiguïté, affirmait au journaliste sa
conception, directe, des échanges entre
Etats: "Je paie cash et tu me donnes un
chameau!"
Depuis
l'extradition expéditive de Paolo
Persichetti en août 2002, plusieurs
observateurs attentifs ne cessent de se poser la
même question: qu'a bien pu offrir
à la France, l'Italie du Cavaliere, pour que
le gouvernement mis en place par Jacques Chirac
renie la parole d'Etat qui garantissait, depuis
20 ans, le droit d'asile aux rescapés des
années de plomb italiens?
Officiellement,
la question a une réponse simple: "Nous
sommes désormais dans un espace judiciaire
européen..." Un espace judiciaire...
auquel l'Italie n'a pas encore souhaité
adhérer, car son président du
Conseil aurait, semble-t-il, quelques soucis
personnels à se faire concernant des
affaires en cours qui mettent en cause son groupe
Fininvest. Un espace judiciaire qui, en ce qui
concerne la France, n'a pas pour vocation de
revenir sur des faits antérieurs a
l'année
1993!
Donc,
la question demeure: qu'a bien pu payer le
Cavaliere à Jacques Chirac, "en cash", afin
que ce dernier "lui donne un chameau"?
Copenhague,
22-24 septembre 2002. C'est ici, au Danemark, qu'a
eu lieu le sommet Asia-Europe-Meeting
(ASEM). Un sommet bien houleux
(...)
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