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Pour le récent appel à "la libération immédiate de Tarek Aziz" (voir notre article Rouges-Bruns: une nouvelle passerelle, via Bagdad... ), la tactique employée était la même: 1) on
rédige un texte à prétention
"humanitaire", Pour le sauvetage du bras droit de Saddam Hussein, à part des personnalités ayant déjà pris part à des campagnes lancées par l'association des amitiés franco-irakienne comme l'écrivain, ultra-gauchiste, Jean-Pierre Bastid, les quatre principaux noms mis en avant étaient ceux de parlementaires français:
Paul-Marie Couteaux, député européen
chevénemento-pasquaïen,
"J'ai effectivement signé un texte pour la libération de M Tarek Aziz, dont on me dit qu'il souffre d'une maladie grave. Je ne savais pas, en revanche, que Monsieur Paul-Marie Couteaux avait signé ce texte. Je ne suis responsable, vous pouvez le deviner, que de ma propre signature". Dès la parution de notre article, André Gerin confirmait à notre rédaction que son nom était utilisé de manière frauduleuse et qu'il n'avait jamais donné son accord à cette initiative politique qu'il réprouvait: "En ce qui concerne le contenu de l'appel, il est hors de question pour moi de signer pour la libération de Tarek Aziz et des dirigeants responsables d'un régime totalitaire. La pétition tournant "en interne" dans les milieux proches des quatre députés depuis le 25 juin, plusieurs personnes mises en confiance par la présence du nom de André Gerin se sont ralliées à ce texte avant de se résoudre à dénoncer leur propre signature. Il apparaît aujourd'hui que l'opération de la Nouvelle-Droite, mise en lumière par notre article, tourne court et qu'elle n'engrange plus de ralliements que dans les secteurs qui lui sont dévolus. Le fiasco leur porte sur les nerfs. Nous en voulons pour preuve les messages d'une violence extrême envoyés à notre rédaction par certains pétitionnaires. Ainsi Jean-Paul Cruse, ancien journaliste, aide-rédacteur du capitaine Barril, qui prédit que: "les agents d'influence de l'extrême-droite américano-israélienne, sionistes, et donc, racistes, finiront dans les poubelles de l'Histoire". Le site du Parti des Musulmans de France, un groupuscule dont les manifestations sont régulièrement entachées de débordements antisémites, (voir notre article La Vieille Taupe creuse son trou chez les islamistes radicaux) nous apprend que lors de son dernier défilé parisien qui avait rassemblé 300 personnes selon les organisateurs (et 300 aussi selon la préfecture), le 8 février 2003, Jean-Paul Cruse avait pris la parole après que les cris de "Sionistes, fascistes, racistes, c'est vous les terroristes" se furent calmés. On prend la mesure de la haine qui motive ces curs attendris par le sort de Tarek Aziz en lisant la prose de Jean-Paul Cruse sur un site "latin et souverainiste" auquel il collabore. Il y salue "le défi lancé, le 11 septembre par un commando de rebelles venus du Grand Sud frapper le Centre Mondial du Commerce International -au prix, hélas- de plusieurs milliers de victimes ('dégâts collatéraux')". On ne
peut être plus clair: les assassins
transformés en rebelles, les victimes
enterrées d'un "hélas" de circonstance. Abonnez-vous
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