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amnistia.net/les
enquêtes interdites
n°19
- 12.06.2002 |
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Monsieur
Gollnisch n'est pas content Après
avoir lu notre article du 28.05.2002,
"L'université
Lyon III abrite-t-elle un électeur fictif,
Bruno Gollnisch?",
Monsieur Gollnisch nous a fait parvenir ce droit de
réponse: Paris,
mercredi 12 juin 2002 |
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Quant
au "contentieux" sur mon inscription
électorale, il aurait pu être
soulever, dans les délais légaux de
contestation des listes électorales, dix
années de suite ! Il ne l'a pas
été. Je vous donne acte que cela n'a
aucune incidence sur mon droit à être
candidat à l'élection
législative. Il
est enfin assez plaisant de voir une mouvance
politique si soucieuse de donner le droit de vote
aux étrangers s'acharner à vouloir en
priver un professeur à l'Université
de Lyon, qui a le mérite de ne pas
être un "turbo-prof", contrairement à
nombre de ses collègues y compris de gauche
! Bruno
Gollnisch
Bruno Gollnisch tient à préciser que la "politique d'inversion de l'immigration"qu'il préconise se ferait dans des conditions de dignité et de respect du droit. Il présente là le profil respectable de la "droite nationale". On sait depuis les multiples dérapages contrôlés des dirigeants FN qu'il faut toujours rechercher le rictus derrière le sourire de circonstance. Ainsi, dans National Hebdo du 6 août 1998, à côté d'une pétition intitulée "Dehors, on en a marre", Martin Peltier, un proche de Bruno Gollnisch écrivait concernant l'expulsion des immigrés: "Des transports ça se trouve. Et s'il faut des rafles et des camps de concentration pour le transit, ce n'est pas un problème". En fin d'article, il tenait à préciser le sens qu'il donnait au terme "camp de concentration": "Note à l'intention des journalistes de gauche 'OK, guys', j'ai bien écrit 'rafles et camps de concentration'. Vous notez l'intention pédagogique: il s'agit de rappeler que l'exploitation éhontée de la Shoah sert entre autres (et d'abord?) aujourd'hui à rendre indispensable certains moyens indispensables à une juste cause, la lutte contre l'invasion-immigration". La semaine suivante, Martin Peltier récidivait: "Cette bataille des mots est déterminante. Nous devons faire admettre aux Français qu'il y a de bonnes rafles". Une argumentation qu'on pourrait croire tout droit sortie des travaux de certains universitaires de... Lyon III. La rédaction Voir
aussi:
"L'université
Lyon III abrite-t-elle un électeur fictif,
Bruno Gollnisch?" amnistia.net/les
enquêtes interdites n°19 -
12.06.2002 |
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