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Par
Didier Daeninckx
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Newsport,
jeudi 10 août 2000
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Le
Progrès, 2 août
2000
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Il
y a un peu plus d'un an, la bibliothèque
interuniversitaire de Lyon était
détruite par un incendie d'origine
criminelle. 400.000 livres, dont des dizaines de
milliers de manuscrits et d'originaux,
disparaissaient dans le sinistre.
Aujourd'hui,
c'est au tour d'une des salles les plus
secrètes du nouveau Palais de Justice de
subir le même sort. La presse nationale s'est
montrée d'une discrétion exemplaire
sur le feu qui, le 31 juillet dernier, s'est
déclaré dans la pièce
blindée du sous-sol où sont
classées les pièces à
conviction des procès en cours et les
archives des scellés concernant les
procès des dix dernières
années. Les sapeurs pompiers, rapidement
rendus sur les lieux, n'ont pu sauver les milliers
de scellés: en effet ce secteur du
bâtiment était protégé
par une porte blindée dont le
mécanisme d'ouverture avait
été mis hors d'usage par la chaleur.
Une nouvelle version du mystère de la
chambre close! Le temps de découper la porte
au chalumeau, tout ce qui était
entreposé dans les 300 mètres
carrés de la réserve était
réduit en cendres.
On
peut donc supposer que les ordinateurs saisis chez
le négationniste lyonnais Jean Plantin
(voir
notre enquête "le bébé
éprouvette du
négationnisme")
ne livreront plus leurs secrets, et que les tracts
et dossiers néo-nazis récemment
adressés par les amis de Robert Faurisson
aux magistrats lyonnais se sont également
envolés en fumée. Dans une de ces
lettres, qu'ils n'hésitaient pas à
signer des universités Lyon 2 et Lyon 3, les
membres de la secte des négateurs rendaient
hommage, entre autres gloires, à Pierre
Zind, Jean-Paul Allard, Jean Haudry, Bernard Lugan,
François Robert, ou Jean Brière qui
auraient "témoigné d'une
volonté de résistance aux mensonges
de la machine à décerveler"... Et,
à la manière classique des pyromanes,
ils accusaient "le lobby juif d'avoir mis le feu
à la bibliothèque
interuniversitaire"! (voir
le document)
Le
procureur adjoint du Palais de Justice de Lyon
tient à préciser, dans Le
Progrès du 2 août, que "Dans la
mesure où l'on a d'autres
éléments de preuves, la destruction
de certains scellés et pièces
à conviction ne sera pas forcément
préjudiciable".
En
tout état de cause, nous tenons à sa
disposition la totalité des documents
envoyés par les émules de Faurisson
à ses collègues magistrats, ainsi
qu'aux professeurs de l'École Normale
Supérieure, un bâtiment flambant neuf
qui doit être inauguré, à Lyon,
dans quelques semaines.
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