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La
"police parallèle" italienne voulait enlever
Cesare Battisti en France Par
Enrico Porsia Dimanche
3 juillet 2005 |
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Le
02.04.2001 le ministère de
l'Intérieur italien a
régulièrement
enregistré le logo de candidature
du parti Destra nazionale, façade
politique de la milice parallèle
dirigée par Gaetano
Saya. Au cours de l'enquête, il est apparu aux magistrats que, en 2004, cette "police parallèle" était en train d'organiser l'enlèvement, en France, de l'écrivain Cesare Battisti. L'exilé politique italien est en fuite depuis l'été de cette même année. Le gouvernement français, en reniant sa parole, a signé un décret d'extradition à son encontre, le condamnant à être livré non pas aux magistrats italiens, mais bel et bien directement à l'administration pénitentiaire afin qu'il purge une peine de prison à vie, comme l'exige la loi transalpine. L'Italie, exception en Europe, s'arroge le droit de prononcer des condamnations définitives en l'absence des accusés (voir le dossier Extraditions politiques: la parole de la République et les exilés italiens). Nous
savons donc, aujourd'hui, que Battisti n'etait pas
uniquement menacé par la volte-face du gouvernement
français, mais aussi par une organisation
paramilitaire italienne qui, au vu et au su des
autorités, organisait des opérations de
"police parallèle". Jusqu'où était-elle
prête à aller? Des policiers, des carabiniers, des agents de la Guardia di Finanza (la police militaire financière), et des gardiens de prison utilisaient leur possibilité d'accéder aux fichiers de la base de données du ministère de l'Intérieur pour se procurer des informations réservées, effectuer des recherches bancaires ou des contrôles sur les personnes et les biens (...) |
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