©www.amnistia.net

Abonnez-vous à Amnistia.net


La "police parallèle" italienne voulait enlever Cesare Battisti en France


Par Enrico Porsia

Dimanche 3 juillet 2005



Le 02.04.2001 le ministère de l'Intérieur italien a régulièrement enregistré le logo de candidature du parti Destra nazionale, façade politique de la milice parallèle dirigée par Gaetano Saya.


A lire aussi:

"Police parallèle italienne": Rome-Paris, via Bagdad

Enquête Gladio/Stay behind/P2: une nouvelle milice se structure

Autopsie d'une libération d'otages

Tout le dossier "Menaces fascistes"

Tout le dossier: Extraditions: La parole de la République et les exilés italiens

L
e 7 novembre 2001, nous révélions l'existence d'une milice parallèle, liée au réseau atlantiste Gladio. Elle était en train de se structurer en Italie. Nous dénoncions aussi le fait que les autorités de la Péninsule étaient parfaitement au courant des agissements de ces miliciens, dont plusieurs membres appartenaient aux forces armées et aux forces de police de la République italienne.
Vendredi premier juillet 2005, le procureur de la République Francesco Lalla a ordonné l'arrestation de Gaetano Saya et Riccardo Sindoca, les deux chefs de l'organisation paramilitaire.

Au cours de l'enquête, il est apparu aux magistrats que, en 2004, cette "police parallèle" était en train d'organiser l'enlèvement, en France, de l'écrivain Cesare Battisti. L'exilé politique italien est en fuite depuis l'été de cette même année. Le gouvernement français, en reniant sa parole, a signé un décret d'extradition à son encontre, le condamnant à être livré non pas aux magistrats italiens, mais bel et bien directement à l'administration pénitentiaire afin qu'il purge une peine de prison à vie, comme l'exige la loi transalpine. L'Italie, exception en Europe, s'arroge le droit de prononcer des condamnations définitives en l'absence des accusés (voir le dossier Extraditions politiques: la parole de la République et les exilés italiens).

Nous savons donc, aujourd'hui, que Battisti n'etait pas uniquement menacé par la volte-face du gouvernement français, mais aussi par une organisation paramilitaire italienne qui, au vu et au su des autorités, organisait des opérations de "police parallèle". Jusqu'où était-elle prête à aller?
Selon nos informations, des fiches concernant tous les exilés politiques italiens en France avaient été établies par l'organisation de l'ombre, structurée autour de Gaetano Saya: un ancien fonctionnaire de police enrôlé depuis 1974 dans les réseaux des services secrets atlantistes Gladio (...)

Des policiers, des carabiniers, des agents de la Guardia di Finanza (la police militaire financière), et des gardiens de prison utilisaient leur possibilité d'accéder aux fichiers de la base de données du ministère de l'Intérieur pour se procurer des informations réservées, effectuer des recherches bancaires ou des contrôles sur les personnes et les biens (...)


Cet article(1.600 mots, 11.200 signes)est payant(sauf pour les abonnés: cliquez ici)
Continuez la lecture au moyen du service téléphonique AlloPass
(
1,80 euros depuis la France) débité sur votre facture de téléphone.


Pour connaître le tarif et le numéro téléphonique à appeler, cliquez sur le drapeau de votre pays de résidence.
En composant le numéro, vous obtiendrez un code à reporter ci-dessous. Il vous donnera accès à l'article demandé.
Ce code est valable
une seule fois.
Pour utiliser ce service,
votre navigateur doit accepter les cookies.

Entrez votre code d'accès - Enter your access code:
AlloPass http://www.allopass.com


Découvrez nos offres d'abonnement


©www.amnistia.net
journal illustré
Tous droits de reproduction et représentation réservés
contact: redaction@amnistia.net

Rédaction: contact

Haut de page
La Une