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Italie: La milice parallèle travaillait-elle sous contrat avec les "services" officiels?


Mercredi 24 mai 2006



Gaetano Saya, directeur général de la milice parallèle italienne DSSA (Département d'études stratégiques antiterrorisme) s'affiche sur le site du parti néo-fasciste "Nouveau mouvement social italien - Droite nationale", dont il s'est autoproclamé "chef absolu".


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N
icolò Pollari, le patron du SISMI, le service de renseignements militaire italien a affirmé devant le comité parlementaire de contrôle, "qu'un pays tiers avait offert à l'Italie de capturer ses ressortissants, recherchés pour des faits de terrorisme et ayant trouvé refuge à l'étranger" (Repubblica, 14 mai 2006).

Gaetano Saya, le chef de la milice parallèle italienne DSSA, une organisation forte d'environ 300 membres recrutés parmi des militaires et policiers (voir nos éditions du 18/07/2005 du 03/07/2005 et du 07/11/2001) a réagi aux propos tenus par le chef des "services" italiens. Selon Saya, Nicolò Pollari ne va pas jusqu'au bout de ses souvenirs. En effet, le chef de la milice parallèle affirme que le SISMI avait pris contact avec son organisation en lui demandant d'aider les services secrets à capturer trois anciens militants "des années de plomb" ayant refait leur vie à l'étranger.

Saya a expliqué au journaliste Carlo Bonini, que le SISMI, représenté par Marco Mancini, l'un des plus proches collaborateurs du directeur du service, avait contacté Giovanni Vergottini et Matteo Tori, les deux responsables des "affaires réservées" dans la milice de Saya.

C'est ainsi, raconte toujours Saya, qu'est née l'opération "porc rouge" (...)




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