"Et alors? C'est la vérité! L'Afrique crève de tous les enfants qui y naissent sans que leurs parents aient les moyens de les nourrir. Je ne suis pas le seul à le dire ( ) J'écris ce que je pense. Si des gens bien au chaud dans leurs certitudes ne supportent pas d'entendre ça, eh bien que les choses soient claires, je les emmerde Oui, il faudrait stériliser la moitié de la planète". Ces déclarations marquent le franchissement d'un nouveau palier après les propos du philosophe de troquet Alain Finkielkraut sur l'équipe de France de foot "black, black, black" et rejoignent les injures racistes du président du Conseil régional Georges Frêche concernant les "sous-hommes" que sont pour lui les harkis. Pascal Sevran, en soulignant le caractère sexuel obsessionnel qui sous-tend ce racisme, en proposant la solution qui alors s'impose, la stérilisation, permet de relier ce qui se révèle aujourd'hui dans ces dérapages à des épisodes tragiques déjà joués et dont il est urgent de tirer les enseignements. Au printemps 1920, près de 20.000 soldats français occupèrent une partie de l'Allemagne, (Rhénanie, Rhur) et cela en application des accords d'Armistice de 1918. Pour une bonne moitié, ces troupes étaient composées de régiments coloniaux principalement des tirailleurs sénégalais et malgaches. Très rapidement, une campagne violemment raciste se développa dans la presse allemande, se basant sur l'invention d'une série de viols commis par les Africains dépêchés sur les rives du Rhin. Plusieurs partis ultra-nationalistes expliquèrent qu'il s'agissait là d'un plan mûrement réfléchi par la France afin de "salir" le sang allemand, d'abâtardir la "race". Parmi ces mouvements, le plus déterminé à exploiter cet argument sera le parti national-socialiste d'Adolf Hitler qui pourra écrire dans Mein Kampf: "La contamination provoquée par l'afflux de sang nègre sur le Rhin, au cur de l'Europe, répond aussi bien à la soif de vengeance sadique et perverse de cet ennemi héréditaire (la France ndlr) de notre peuple qu'au froid calcul du Juif, qui y voit le moyen de commencer le métissage du continent européen en son centre et, en infectant la race blanche avec le sang d'une basse humanité, de poser les fondations de sa propre domination". Dès l'arrivée des nazis au pouvoir, l'une des réponses à cette "pollution" du sang allemand consista dans l'additif à la loi du 26 novembre 1935 qui prévoyait la stérilisation des "bâtards nègres" nés du temps de l'occupation française en Rhénanie. Décision suivie d'effets. Avant de parler de la "bite des Noirs" et de la stérilisation comme méthode politique, ce qui porte le nom d' "eugénisme", Pascal Sevran aurait pu réfléchir au fait que cela avait déjà été mis en pratique. Aujourd'hui, au lieu de redistribuer les lettres de son nom, "SEVRAN" et d'y voir ce nouvel ordonnancement: "NAVRÉS", il persiste et signe. France 2,
service public qui n'a pas eu le courage minimum
d'ouvrir son 20 heures à un présentateur noir,
ne peut faire moins que d'écarter de l'antenne cet
adepte de la vasectomie à l'usage des pauvres. Abonnez-vous
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