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La une du quotidien argentin
Pàgina 12 du 27 juillet
2003. Le document montré est la
fiche d'entrée en Argentine de
"Helmut Gregor", Allemand d'origine
sud-tirolienne. En fait, il s'agit du
tristement célèbre
médecin tortionnaire Joseph
Mengele. Après un court
séjour dans un camp de prisonniers
allié, où il n'aurait pas
été reconnu, il passa
quelques années en Allemagne,
jusqu'au moment où, en 1948, il fut
pris en charge par les réseaux
argentins. Grâce à une fausse
carte d'identité au nom de Helmut
Gregor, et à un visa pour
l'Argentine, il put facilement obtenir un
sauf-conduit de la Croix-Rouge à
Gênes, et d'ici s'embarquer pour
Buenos Aires. Il mourut, sans jamais avoir
été inquiété,
en 1979 au Brésil, de noyade.
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Dans
son livre Odessa, l'écrivain
britannique Frederick Forsyth raconte les
activités d'une organisation secrète
formée par des anciens SS à la
fin de la deuxième guerre mondiale. Le but
de l'organisation était d'organiser une voie
de fuite, permettant de sauver les anciens chefs
nazis de la justice d'après-guerre et de
créer un IVe Reich. Cette fiction,
publiée en 1972, fut un best-seller.
Dans
la réalité, la route qui permit
l'exil de milliers de nazis, de fascistes,
d'oustachis croates, de nationaux-socialistes du
mouvement rexiste belge et de fonctionnaires de
Vichy, fut mise en place en direction de Buenos
Aires par le général Peron,
président de l'Argentine de 1946 à
1955 et grand admirateur du "duce" Mussolini et du
"führer" Hitler. C'est ce que démontre,
après 6 ans d'enquête, le journaliste
argentin Uki Goñi dans son livre La
auténtica Odessa, paru en
décembre dernier à Buenos
Aires.
L'impact
provoqué par la sortie du livre de
Goñi a contribué à la
récente ouverture des archives argentines de
la Direction nationale des migrations et
à la déclassification des documents
concernant l'entrée de criminels nazis entre
1946 et 1949 dans ce pays. Ces documents viennent
confirmer les soupçons de l'arrivée
au port de Buenos Aires de Joseph Mengele (portant
le faux nom d'Helmut Gregor), Adolf Eichmann, Klaus
Barbie, Martin Bormann, Erich Priebke, Alfons
Caluwe, Otto Muller, Gerard Hoet, Walter
Kutschmann, Otto Pappe, René Cloetens
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