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Newsport,
mercredi 27 octobre 1999
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"Je
remercie Dieu et la magistrature" Nicola Mancino,
le président du sénat italien,
résume bien le soulagement de la classe
politique péninsulaire après
l'acquittement de Giulio Andreotti, le 23 octobre
1999, par le tribunal de Palerme.
Les
confessions d'une quarantaine de mafieux
"repentis" n'ont pas retenu l'intérêt
des juges et le vieux sénateur à vie
sort définitivement blanchi des accusations
de collusion avec la Mafia. "Ce n'est pas pour
autant qu'il faut retenir que cette sentence soit
une défaite pour "la loi des 'repentis'"
devait pourtant affirmer Giulio Andreotti, tout de
suite après avoir pris connaissance du
verdict". "Le 'repentir' est une institution
utile..." devait insister l'inoxydable
sénateur qui fut un des hommes politiques
à l'origine de de cette loi qui
élève "l'infamie à vertu" en
permettant aux délateurs d'assumer la valeur
de preuve... Quand cela ne dérange pas
"l'honneur"
de la patrie,
bien sûr...
Le
chantage étant devenu une valeur
marchande dans le pays de "la dolce vita", bien
plus précieuse qu'un secret
côté en bourse, il faudrait
s'interroger sur les "crédits" des
confidences dont doit être dépositaire
l'incontournable Giulio. S'il avait
été condamné, combien de
cadavres seraient-ils sortis des armoires de la
"République de
l'omertà"?
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