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Newsport,
lundi 1er novembre 1999
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Pendant
que Moscou s'enfonce dans la guerre sur les
montagnes du Caucase, la Turquie intensifie son
influence dans cette région
stratégique. A l'occasion des
célébrations du huitième
anniversaire de l'indépendance de
l'Azerbaïdjan, le président turc
Demirel s'était rendu personnellement
à Bakou où il avait été
reçu comme le "leader du monde turc".
Le
but du voyage était de préparer le
prochain sommet de l'Osce prévu à
Istanbul le 18 novembre prochain, où il sera
question de proposer une médiation entre
l'Arménie et l'Azerbaïdjan
concernant la région du Karabakh. En
effet, pour Ankara, cette enclave sous
contrôle arménien représente un
enjeu économique énorme.
Epaulée par ses alliés
américains, la Turquie souhaite proposer un
accord lui permettant de devenir le maître
d'oeuvre de l'oléoduc Bakou
(Azerbaïdjan) - Ceyhan (port turc sur la
Méditerranée)... en se garantissant
ainsi le monopole du trafic du pétrole de
l'Asie Centrale... (et en excluant
définitivement la Russie et
l'Iran).
La
récente visite du secrétaire
d'Etat adjoint américain Strobe
Talbott
en Arménie se situait exactement dans cette
perspective. En arrivant visiblement à
ouvrir des contradictions au sein du
gouvernement arménien entre le Premier
ministre Vazguen Sarkissian et le président
de la république monsieur Kotcharian,
l'émissaire américain, a
précipité la crise dans ce pays.
C'est en effet le jour même de sa visite
à Erevan que le parlement a
été pris d'assaut et le gouvernement
décapité...
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