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Saddam
se dit prêt à accueillir
Bush
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Depuis
un an, la CIA a été autorisée
à une opération secrète.
Eliminer Saddam Hussein. A cette fin, un budget de
200 millions de dollars a été
débloqué par le Gouvernement
américain. Malgré cela, le patron
de l'agence de renseignement US, George Tenet, n'a
jamais caché au président Bush qu'une
telle action, visant la tête du régime
de Bagdad, avait très peu de chances de
réussir sans que de fortes pressions
militaires soient exercées sur l'Irak.
Pressions militaires, indispensables selon Tenet,
afin que quelques dignitaires du régime
soient amenés à collaborer avec la
CIA, en trahissant le dictateur irakien.
Or,
depuis quelques mois, l'Irak est encerclé
par une armada impressionnante. Les vux du
patron de la CIA sont donc exaucés.
Pourtant, aucune information fiable, permettant
d'éliminer le maître de Bagdad n'est
arrivée jusqu'aux "grandes oreilles" des
services US. Le 19 mars donc, à la
veille de l'expiration de l'ultimatum que le
président Bush junior avait lancé
à l'encontre de l'Irak, le Pentagone
s'apprêtait à mettre en uvre un
plan d'attaque que les stratèges du
département de la Défense
américain avaient préparé
depuis longtemps. Selon les informations qu'avaient
laissées "fuiter" des officiels
américains, les hostilités n'auraient
pas commencé immédiatement, à
l'expiration de l'ultimatum. En effet, les
militaires du Pentagone avaient prévu de
bombarder l'Irak d'une façon intensive, afin
de créer l'effet de "shock and terror". Une
pluie de 3.000 bombes, voici ce que les experts
américains avaient prévu pour
"choquer et terroriser". Or, l'application de ce
plan prévoyait encore un peu de temps. Les
experts militaires n'imaginaient pas d'ouvrir les
hostilités avant ce week-end. Encore
mercredi matin, des sources bien identifiées
de la Maison-Blanche déclaraient que la
guerre n'aurait pas débuté dans les
heures suivantes l'expiration de l'ultimatum.
La
situation a brusquement changé entre 18
et 19 heures, heure de Washington, le mercredi 19
mars (...)
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