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Bagdad
frappé par les missiles
américains
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L'attaque
contre Bagdad a été
décidée hier soir à 18 heures
30, heure de Washington. George W. Bush, le
vice-président Dick Cheney, le
secrétaire à la Défense Donald
Rumsfeld, la conseillère à la
Sécurité Condoleezza Rice et le
directeur de la CIA George Tenet étaient en
réunion depuis 15 heures 40 dans le bureau
ovale de la Maison-Blanche.
Selon
des indiscrétions reportées par CNN,
ce serait le directeur de la CIA qui aurait
proposé de frapper Bagdad au plus vite. En
effet, la CIA aurait eu des informations relatives
au refuge de Saddam. Selon des informations en
provenance de la presse israélienne, les
services de renseignement américains
auraient acquis la certitude de l'endroit où
aurait pu se trouver Saddam et auraient donc
décidé de déclencher les
hostilités. 40 missiles tomahawk auraient
déjà frappé l'Irak. Selon des
indiscrétions en provenance du Pentagone, et
reprises par le site Internet du quotidien italien
La Repubblica, cinq dignitaires irakiens
auraient été touchés au cours
de l'attaque de cette nuit. Par contre, selon des
sources de la Croix Rouge, il y aurait eu un mort
et quatorze blessés, parmi lesquels un
enfant en bas âge. Selon d'autres
indiscrétions, 360 hommes des commandos
Delta Force seraient prêts à
être parachutés sur la capitale
irakienne. Leur mission, est de prendre Saddam.
Mort ou vif.
L'attaque
de cette nuit visait donc à décapiter
le régime, dans l'espoir de gagner la guerre
par KO au premier round. Or, les informations de la
CIA ne se sont pas avérées d'une
totale exactitude. Saddam Hussein a fait une
brève apparition à la
télévision irakienne après les
premières frappes. Mais, s'agissait-il d'une
intervention en direct ou bien
préenregistrée? D'autre part,
s'agissait-il du vrai Saddam ou bien d'un de ses
clones qui a apparu sur les écrans irakiens
à la place de l'homme fort de Bagdad? Nous
l'ignorons. Le discours prononcé par le vrai
ou faux Saddam était dense d'expressions
musclées. En s'adressant au peuple irakien,
le "raïs" invitait ses sujets à
"dégainer les épées et
à garder le doigt sur la détente".
Ce
matin 6 missiles irakiens ont été
lancés contre le Koweït. Un de ces
missiles était dirigé contre Camp
Commando, la base américaine située
dans le désert koweïtien. Ce missile a
été intercepté par un
"patriot", un missile antimissile américain.
Le
président français Jacques Chirac est
intervenu sur les chaînes de
télévision à 11 heures 22. "La
France regrette" la guerre en Irak,
"engagée sans l'aval des Nations-Unies",
a-t-il déclaré. Ensuite, le chef de
l'Etat français a jugé que, "quelle
que soit la durée de ce conflit, il sera
lourd de conséquences pour
l'avenir".
La
tension internationale est à son comble.
Nous vous proposons ici un article qui retrace
la dynamique de la nouvelle stratégie
américaine:
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Guerre
à l'Irak: l'aube d'une ère
nouvelle
Par
Robert Realley
Les
Etats-Unis ont déclenché la
guerre contre l'Irak. Et cela
conformément à ce qu'ils ont
martelé depuis plusieurs mois,
presque quotidiennement, les plus hauts
responsables de l'administration US.
Ils s'engagent dans une guerre, sans avoir
pu prouver que Bagdad possède des
armes de destruction massive. Ils le font
sans mandat de l'ONU, et même contre
la volonté du Conseil de
sécurité des Nations-Unies.
Or, il ne s'agit pas de l'affrontement
entre les "méchants" bellicistes
américains, décidés
à cogner sur Saddam Hussein
coûte que coûte, et les
"gentils" Etats pacifistes soucieux des
souffrances du peuple irakien et du
respect du droit international. Il s'agit
plutôt de la confrontation entre une
vision du monde unipolaire,
préconisée par la
Maison-Blanche, et une autre multipolaire,
représentée par la coalition
de circonstance formée par la
France et l'Allemagne, moteurs de l'Europe
(...)
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