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Le
général Jay
Garner
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Donald
Rumsfeld, le secrétaire à la
Défense US, ne fait pas les choses à
moitié. C'est l'armée US qui conduit
la guerre contre l'Irak, ce sera aussi
l'armée US qui devra administrer le pays, au
pas de charge, une fois qu'il sera
"pacifié" et "démocratisé"
par les troupes américaines. C'est bien pour
cela que le 20 janvier dernier, exactement deux
mois avant le déclenchement des
opérations contre Bagdad, Rumsfeld faisait
nommer Jay Garner, général trois
étoiles à la retraite et homme de
confiance du secrétaire à la
Défense, à la tête de l'Office
de la reconstruction et de l'assistance humanitaire
(ORHA).
Cette
toute nouvelle émanation du Pentagone aura
la tâche de gérer, après la fin
des hostilités, la "reconstruction" de
l'Irak et de distribuer les conséquents
juteux contrats aux entreprises proches de la
Maison-Blanche. Et cela sans
"interférences" de l'ONU, ni même de
l'USAID, l'agence publique US qui s'occupe de
l'aide internationale. Un marché colossal
que certains experts estiment, comme le rapporte le
magazine Fortune du 17 mars dernier,
à 20 milliards de dollars par an! Une
responsabilité qui, aux yeux de la clanique
administration Bush, faisait de Jay Garner,
l'ex-général aux multiples
compétences militaires, politiques et
affairistes, l'homme de la situation. Son parcours
est éloquent (...)
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