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Samedi
premier novembre, le général Ricardo
Sanchez, le big boss des troupes US à Bagdad
se voulait optimiste. Les attaques que
subissent quotidiennement ses hommes? Rien
d'alarmant, selon le général qui,
sans rire, déclara à la presse qu'il
ne s'agissait que de faits "insignifiants d'un
point de vue stratégique et
opérationnel".
Le
lendemain, les troupes d'occupation de l'Oncle Sam
subissaient l'attaque la plus meurtrière
depuis la chute de Saddam. 16 morts et 20
blessés. C'étaient de militaires
qui partaient en permission, à bord d'un
hélicoptère Chinook, quand ils ont
été la cible de deux missiles
sol-air, vraisemblablement des SA 7 Strela, de
fabrication russe (...)
Le
patron du Pentagone, est quand même
rassurant: "Cela prendra du temps, mais nous
progressons", assure-t-il. Lors d'une interview
à la chaîne CBS, le sénateur
Richard Lugar, le président
républicain de la commission des Affaires
étrangères a affirmé: "Nous
devons être prêts à augmenter
note présence militaire en Irak"
(...)
Il
faut dire qu'économiquement le marché
irakien ne se porte pas si mal que ça pour
les quelque 70 entreprises américaines qui
ont raflé des contrats, d'une valeur
estimée à 8 milliards de dollars.
Halliburton en tête, la
société d'ingénierie
pétrolière, qui comptait Dick Cheney,
le numéro deux de l'administration Bush
comme vice-président, a obtenu grâce
à sa succursale Kellog Brown & Root un
contrat de 2,3 milliards de dollars en
échange de son savoir-faire dans le domaine
de l'exploitation pétrolière. "Depuis
que j'ai quitté Halliburton pour m'engager
dans l'administration Bush, j'ai coupé tout
lien avec mon ancienne entreprise et j'ai
éliminé tout intérêt
financier qui pouvait me lier a celle-ci", avait
affirmé, le 14 septembre dernier, la main
sur le cur, le vice-président des
Etats-Unis d'Amérique. Dommage que nous
savons que Cheney avait reçu en 2001 la
coquette somme de...
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