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Otages:
Deux enlèvements étroitement
liés... Lundi
20 juin 2005 |
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"Frais
d'hébergement" A
lire aussi: Autopsie
d'une libération
d'otages L'ex-patron du Quai d'Orsay a souligné que, tout comme pour Christian Chesnot et Georges Malbrunot, la libération de la journaliste et de son interprète avait été "conduite patiemment, de bout en bout, par les services de l'Etat". Honorables propos... qui contrastent néanmoins avec le déroulement des faits concernant différentes affaires d'otages. Il est en effet assez étonnant de voir Michel Barnier se montrer aussi exaspéré par les activités des "diplomates freelance", quand on sait que ce fut grâce à son intervention, en mai 2004, qu'un groupe de "diplomates mercenaires" français a pu offrir ses services au président de la Commission européenne Romano Prodi, afin de tenter de libérer trois otages italiens détenus en Irak (voir notre édition du 23.05.2005 et lire notre enquête Autopsie d'une libération d'otages). On sait également que ce fut bel et bien le chef de cabinet de Michel Barnier qui permit à Philippe Evanno, un collaborateur de Didier Julia, d'obtenir rapidement un visa pour se rendre en Syrie, lorsque l'équipe du député, actuellement en congé de l'UMP, cherchait à négocier la libération de Chesnot et Malbrunot. Quant à l'enlèvement de Florence Aubenas et de Hussein Hanoun, son guide-interprète, il est de notoriété publique, aujourd'hui, que des contacts ont quand même transité par le réseau de Didier Julia et Philippe Brett. "Que voulez-vous, on ne peut pas reprocher aux diplomates d'être, parfois, un peu hypocrites... sinon ils ne seraient pas de bons diplomates, mais seulement des cons", nous explique l'honorable correspondant d'une honorable administration. "J'ai suivi attentivement les dernières affaires concernant les otages français", nous raconte notre interlocuteur. "Pour ce que j'en sais, les deux kidnappings, celui de Chesnot et Malbrunot et celui d'Aubenas et de Hussein sont étroitement liés". Notre interlocuteur nous explique que la journaliste de Libération et son interprète auraient été enlevés à cause d'un différend, resté en suspens, ayant sa racine dans la négociation précédente. "Lequel?" demandons-nous (...) |
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