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Irak:
L'Oncle Sam voulait-il tuer l'otage qui venait
d'être libéré? Mercredi
8 mars 2006 |
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Sur
la voiture sur laquelle voyageait Giuliana
Sgrena, récupérée par
les autorités italiennes pour
expertise, un impact de balles à la
hauteur du conducteur. (Photo
TG1).
Le SISMI, le service secret militaire italien, avait été chargé par le gouvernement de Rome de traiter avec les ravisseurs, et une rançon avait été payée. Une fois l'otage libéré, elle fut prise en charge par deux agents du SISMI, dont Nicola Calipari, le responsable des agents italiens sur le territoire irakien. Une demie heure après la libération, alors que les deux agents italiens et la journaliste étaient en train de se diriger, en voiture, vers l'aéroport de Bagdad, une patrouille américaine avait ouvert le feu sur le véhicule. Nicola Calipari avait été mortellement touché. Giuliana Sgrena, quant à elle, avait été sérieusement blessée. L'administration US avait immédiatement évoqué "la bavure" pour expliquer le drame. Cette thèse avait été immédiatement contredite par la journaliste. Aujourd'hui, nous sommes en mesure d'affirmer que la NSA, la National Security Agency, le super service de renseignement américain, connaissait exactement les déplacements de Nicola Calipari en Irak. (...) |
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