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Otages
en Irak: Le document confidentiel italien qui
confirme nos informations exclusives Par
Enrico Porsia Lundi
30 janvier 2006 |
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A
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d'une libération
d'otages La
véridique histoire d'une
enquête sensible Les
avions secrets de la CIA et l'homme
d'affaires enlevé en
Irak Pourtant,
malgré l'engagement des forces armées
italiennes dans la guerre d'Irak, l'allié
fidèle de Washington a choisi une voie très
personnelle pour faire face aux enlèvements de ses
ressortissants. Contrairement aux normes
édictées par la Maison-Blanche, l'Italie a
toujours traité avec les ravisseurs. Le gouvernement
de Berlusconi, en agaçant au plus haut point ses amis
d'outre-Atlantique, a payé d'importantes
rançons pour obtenir la liberté de "ses"
otages. Les conclusions de ce document, qui a été transmis au Parquet de Rome, confirment les informations publiées par Amnistia.net (voir nos éditions du 09.05.2005 et du 23.05.2005). Le rapport réservé "explique clairement comment, entre avril 2004 et mars 2005, le palais Chigi (le siège du président du Conseil italien Silvio Berlusconi, NDLR) a choisi de se plier au marché des otages à travers le SISMI (le service d'information militaire, NDLR) et le commissaire extraordinaire de la Croix-Rouge Maurizio Scelli", explique le journaliste du quotidien La Repubblica, Carlo Bonini, qui a pu avoir accès au document. "La présidence du Conseil italienne est restée prisonnière de ceux qui dirigeaient l'industrie des kidnappings et en imposaient les prix", souligne encore notre confrère. Comme nous l'avions affirmé dans nos enquêtes, le rapport des carabiniers, confirme que les tractations passaient par le Conseil des oulémas. Selon ces révélations, le contact des autorités italiennes à l'intérieur de cette très influente institution religieuse était le scheik Abdel Salam Al-Kubaisi. Le rôle central du Conseil des oulémas dans le marché des otages apparaissait déjà en avril 2004, quand trois "bodyguards" italiens étaient détenus par les mystérieuses "Phalanges vertes de Mahomet", affirment les enquêteurs italiens. Dans ce cas précis, l'intervention des forces spéciales US, qui ont investi le lieu où les otages étaient détenus, a empêché que les tractations débouchent sur le payement d'une rançon, souligne encore le document du "Regroupement opérationnel spécial"... qui confirme là encore les informations publiées par Amnistia.net. A un détail près. Le rapport officiel omet de dire que "les troupes américaines ne sont pas arrivées auprès des otages par leurs propres moyens, mais grâce à des personnes qui leur ont indiqué où ils étaient. Elles ont récupéré les otages sans la moindre résistance, car il n'y avait aucune surveillance", comme nous l'avait certifié, depuis Bagdad, Hareth Al-Dari, le très puissant président du Comité des oulémas... Amnistia.net a révélé, preuves à l'appui, qu'un groupe de "diplomates mercenaires" français, mandaté par le président de la Commission européenne Romano Prodi, était intervenu pour la libération des trois "bodyguards" italiens. Nous avions aussi affirmé que les termes de la négociation ne prévoyaient pas le paiement d'une rançon. Les négociateurs de l'ombre venus de Paris souhaitant, seulement, obtenir 600.000 euros en échange de leurs services. Pas très cher... si l'on considère que, selon l'enquête du "Regroupement opérationnel spécial" des carabiniers, les services italiens ont déboursé pour la libération des deux Simona (Torretta et Pari) la coquette somme de 5 millions de dollars. |
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