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Exclusif
Autopsie d'une libération d'otages Nous
remercions Bernard Laine, rédacteur en chef
d'Actual Prod, pour sa confiance, son aide et son
soutien. Une
enquête d'Enrico Porsia Lundi
9 mai 2005 |
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Diplomatie
parallèle: dans la cabine du Falcon
900, vol Bruxelles-Amman N°
DGCEC/0469 du 7 mai 2004. A
lire aussi La
véridique histoire d'une
enquête sensible L'avion a
été mis à disposition par Stefano
Manservisi, le chef de cabinet du président de la
Commission européenne, Romano Prodi. "Dans le
cadre de nos activités d'aide humanitaire vous
êtes chargés d'une mission à Amman
pour les actions de préparation
nécessaires": précise l'ordre de mission
signé par le chef de cabinet du président
Prodi. Les choses sont donc claires. Le 7 mai 2004, trois négociateurs de l'ombre, venus de Paris, en compagnie d'un porte-parole de la Commission européenne, engagent une mission visant à libérer Salvatore Stefio, Umberto Cupertino et Maurizio Agliana. Trois agents de sécurité privés italiens, otages en Irak. Le patron des "services" dément le Gouvernement Mardi 8 juin, les trois Italiens sont libérés. Avec eux, se trouve aussi un otage polonais, Jerzy Kos. Selon la version officielle, ils ont été délivrés par une action-commando héliportée menée par des forces d'élite de l'armée américaine. C'est une première, et l'action a même été filmée. L'envoyé spécial à Bagdad du Corriere della Sera est perplexe: "Les militaires sautent à terre avec les mitraillettes braquées, mais il n'y a personne. Absolument personne. Sauf eux. Les otages... Ici, la conviction la plus répandue est que le commando US agissait selon un plan préétabli. On ne peut pas exclure que celui-ci soit intervenu après une longue série de tractations". Salvatore Stefio, qui se présente comme le responsable des "bodyguards" pris en otage, nous raconte que c'est grâce à son pouvoir de persuasion qu'il est arrivé à manipuler un de leurs geôliers... jusqu'à le convaincre de trahir ses complices et d'alerter les forces de la Coalition. Selon le communiqué officiel du Gouvernement italien: "La libération des otages a été obtenue grâce à une opération militaire des forces spéciales de la Coalition en liaison avec les services de renseignement italiens et l'accord du Gouvernement". Enzo
Bianco, le président du Comité parlementaire
de contrôle des services secrets italiens,
contredit pourtant cette version: "L'opération
qui a abouti à la libération des otages a
été conçue, dirigée et voulue
sous la complète responsabilité
américaine". Que s'est-il vraiment passé? (...) |
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