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Exclusif
La
véridique histoire d'une enquête
sensible: Par
Enrico Porsia Lundi
23 mai 2005 |
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Egon
Ellenberg: un négociateur de
l'ombre dévoile les coulisses d'une
tractation occulte. A
lire aussi Le président de la Commission européenne Romano Prodi a autorisé un groupe de "négociateurs mercenaires" français à s'engager dans une mission pour tenter de libérer Salvatore Stefio, Umberto Cupertino et Maurizio Agliana, trois otages italiens détenus en Irak (voir notre édition du 9 mai 2005). Le groupe
des négociateurs de l'ombre était
composé de: Le groupe de "diplomates privés" a été introduit auprès de Romano Prodi par Michel Barnier, le ministre des Affaires étrangères de la République française. Les "négociateurs de l'ombre" nous ont toujours affirmé qu'ils offraient leurs services moyennant une compensation financière. Ricardo
Franco Levi, conseiller politique et
porte-parole du président Prodi,
répond à ma question
relative au "rôle du
président Prodi dans les
vicissitudes des otages italiens" avec la
déclaration suivante: "Le
président Prodi a été
sensibilisé par une source de
grande autorité. De chaque pas, le
président Prodi a informé le
ministre de l'Intérieur de la
République italienne". Où est la vérité? Le règlement financier de la mission Premièrement, j'ai pu assister le 13 mai 2005 à un entretien téléphonique entre Egon Ellenberg et Marco Vignudelli. La question du "règlement" a été clairement évoquée, par les deux interlocuteurs (...) La Commission européenne était-elle au courant? Deux
jours après la publication de mon enquête,
le Corriere della Sera rapportait que le Falcon
900 parti de Bruxelles pour Amman le 7 mai 2004,
était "de Saint Marin", le petit Etat par lequel
aurait dû transiter le paiement. Les services secrets italiens et les services secrets français Nous
savons que Romano Prodi a informé, "de chaque pas (de
la mission, NDLR) le ministre de l'Intérieur de la
République italienne". "Une des requêtes
des ravisseurs était que le Gouvernement italien ne
soit pas mêlé à cette tractation. Or,
c'est exactement le contraire qui s'est produit. Nous avons
été trahis depuis le départ", accuse
aujourd'hui Egon Ellenberg, l'un des
négociateurs. Dans
ce courrier, adressé au chef de
cabinet de Romano Prodi, Thierry
Lefébure affirme avoir pris "la
lourde responsabilité"
d'entreprendre la négociation
destinée à libérer
les otages de la Communauté
européenne "en liaison avec le
Gouvernement français". Il
réclame le règlement "d'un
forfait global de 600.000 euros" et invite
le chef de cabinet de Romano Prodi
à "mettre fin à l'inutile
humiliation que votre attitude fait peser
sur celles et ceux qui se sont
impliqués dans cette affaire, avant
qu'elle ne suscite de leur part de
légitimes réactions que vous
risquez de ne pas apprécier".
S'agit-il d'une menace? Qui a tenté de manipuler le film de Canal Plus? Nous
avons, d'évidence, affaire à un
professionnel du contact. Des contacts d'affaires via le Vatican Thierry
Lefébure, un "diplomate mercenaire"
très bien introduit dans les
sphères du pouvoir. Existerait-il donc une autre raison qui aurait amené Thierry Lefébure à exercer cette pression, afin que le nom de Yako Elish soit eclipsé? Il se pourrait, en fait, qu'en nommant cette personne, auraient pu apparaître les rapports qu'entretient Lefébure avec le Vatican. Avec une certaine frange, bien particulière, de l'Eglise (...) Le porte-parole de l'opposition irakienne Le dernier personnage qui a gravité autour de cette équipée originale: Abdel Amir Al-Rekaby. C'est un ancien baasiste irakien (...) Quand j'ai rencontré Al-Rekaby pour la première fois, il était accompagné par un mystérieux interprète (...) |
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