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La conquête de l'or noir


Par Robert Realley

Mercredi 2 juin 2004


Découvrez le sommaire du n°48 des Enquêtes interdites.


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W
ashington, début 2001, le Council for Foreign Relation et le James Baker III Institute publient un rapport qui provoque un énorme intérêt parmi les décideurs US. Il traite de la vulnérabilité américaine face à une crise énergétique et est rédigé par une équipe composée par les principaux analystes, experts dans le secteur du pétrole, avec à leur tête Edward Morse. "Le vingt-et-unième siècle commence et le secteur énergétique est dans une situation critique. Une crise pourrait éclater à n'importe quel moment", écrivent-ils, avant de conseiller de s'activer immédiatement afin de "redéfinir le rôle de l'énergie dans la politique extérieure des Etats-Unis".

Le 21 décembre 2002, le directeur de la CIA, George Tenet est reçu par le président Bush.

"Le rôle de l'énergie dans la politique extérieure des Etats-Unis" trouve sa formalisation dans les muscles de l'Oncle Sam.
Comme toute guerre de conquête, une raison hautement généreuse est invoquée.
Dans les couloirs de la Maison-Blanche, on ne cesse de souligner que: Les pays producteurs de pétrole n'ont pas le droit de posséder un bien qui détermine l'économie mondiale. Le pétrole est un bien qui appartient à toute l'humanité, et les Etats-Unis, qui sont les leaders du monde libre, s'arrogent donc le droit de conquérir le précieux or noir. Première étape, les 11 pour cent des réserves pétrolifères de la planète qui gisent sous le sol irakien. Ensuite, les stratèges regroupés autour de Richard Perle imaginent déjà de s'occuper de l'Arabie Saoudite. "Un pays qui est en train de mourir et qu'il conviendrait de démanteler", comme il est préconisé dans un document produit par les néo-conservateurs de Perle, daté de l'année dernière. Une idée, celle du démembrement du pays, qui est aujourd'hui très actuelle dans le théâtre irakien
(...)




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