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Washington,
début 2001, le Council for Foreign Relation et le
James Baker III Institute publient un rapport qui provoque
un énorme intérêt parmi les
décideurs US. Il traite de la
vulnérabilité américaine face à
une crise énergétique et est
rédigé par une équipe composée
par les principaux analystes, experts dans le secteur du
pétrole, avec à leur tête Edward Morse.
"Le vingt-et-unième siècle commence et le
secteur énergétique est dans une situation
critique. Une crise pourrait éclater à
n'importe quel moment", écrivent-ils, avant de
conseiller de s'activer immédiatement afin de
"redéfinir le rôle de l'énergie dans la
politique extérieure des Etats-Unis".
Le 21
décembre 2002, le directeur de la CIA, George
Tenet est reçu par le président
Bush.
"Le
rôle de l'énergie dans la politique
extérieure des Etats-Unis" trouve sa formalisation
dans les muscles de l'Oncle Sam.
Comme toute guerre de conquête, une raison hautement
généreuse est invoquée. Dans les
couloirs de la Maison-Blanche, on ne cesse de souligner que:
Les pays producteurs de pétrole n'ont pas le droit de
posséder un bien qui détermine
l'économie mondiale. Le pétrole est un bien
qui appartient à toute l'humanité, et les
Etats-Unis, qui sont les leaders du monde libre, s'arrogent
donc le droit de conquérir le précieux or
noir. Première étape, les 11 pour cent des
réserves pétrolifères de la
planète qui gisent sous le sol irakien. Ensuite, les
stratèges regroupés autour de Richard Perle
imaginent déjà de s'occuper de l'Arabie
Saoudite. "Un pays qui est en train de mourir et qu'il
conviendrait de démanteler", comme il est
préconisé dans un document produit par les
néo-conservateurs de Perle, daté de
l'année dernière. Une idée, celle du
démembrement du pays, qui est aujourd'hui très
actuelle dans le théâtre irakien
(...)
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