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Irak:
Le prix des otages Lundi
22 mai 2006 |
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C'est ce qu'affirme ce matin, 22 mai 2006, The Times. Le quotidien londonien s'est procuré des documents "des responsables de la sécurité à Bagdad" qui ont joué un rôle fondamental dans la libération des otages occidentaux. Outre à la France, affirme The Times, l'Italie et l'Allemagne ont, elles aussi, traité avec les ravisseurs. L'Allemagne a versé 3 millions de dollars pour la libération de Susanne Osthoff (novembre 2005) et 5 millions pour la libération de René Braeunlich et Thomas Nitzschke. Quant à l'Italie, le gouvernement de Monsieur Berlusconi a versé 5 millions de dollars pour faire libérer Simona Pari et Simona Torretta, et 6 millions pour la libération de la journaliste du Manifesto Giuliana Sgrena. Par contre, contrairement à ce qui avait été affirmé à l'époque par la presse italienne, aucun document ne mentionne le payement d'une rançon pour la libération de Salvatore Stefio, Umberto Cupertino et Maurizio Agliana, les trois "bodyguards" kidnappés en avril 2004 et libérés le 8 juin suivant, après l'assassinat de leur collègue Fabrizio Quattrocchi. En effet Amnistia.net a révélé, preuves à l'appui, qu'un groupe de "diplomates mercenaires" français, mandaté par le président de la Commission européenne de l'époque Romano Prodi, était intervenu pour la libération des trois "bodyguards" italiens. Nous avions aussi affirmé que les termes de la négociation ne prévoyaient pas le paiement d'une rançon. Les négociateurs de l'ombre venus de Paris souhaitant, seulement, obtenir 600.000 euros en échange de leurs services... Découvrez l'intégralité de notre enquête exclusive: Autopsie d'une libération d'otages. |
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